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14/06/2016 11:39 EDT | Actualisé 15/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Un Français identifié et arrêté mardi après les violences d'Angleterre-Russie

Reconnu sur des photos diffusées dans la presse, un Marseillais de 46 ans a été placé en garde à vue mardi pour sa participation présumée aux violences qui ont éclaté au Vieux-Port en marge d'Angleterre-Russie, a-t-on appris de source policière.

L'homme a été identifié par les policiers sur deux photos différentes, a déclaré un porte-parole des autorités françaises: sur la première, l'homme à la carrure large, crâne rasé et barbu, s'apprête à lancer une cannette de bière, sur le Vieux-Port.

Sur la seconde, il est au sein d'un groupe qui s'en prend à coups de pied et à coups de poing à un supporter.

Les faits remontent à samedi, jour du match Russie-Angleterre et point culminant des violences entre supporters français, britanniques et fans russes qui ont fait 35 blessés à Marseille. Dix personnes, dont trois Français, ont déjà été condamnées lundi, la plupart à des peines de prison ferme, allant de un mois à un an.

En exploitant les photos, puis les bandes de vidéosurveillance, un enquêteur marseillais a reconnu le suspect, qui a été interpellé mardi, a précisé le porte-parole.

Selon une source proche du dossier, en garde à vue, il a reconnu qu'il était la personne photographiée, mais il a affirmé qu'il était en train d'aider le supporter roué de coups, et non de participer à son agression.

L'enquête se poursuivait mardi soir, sous l'autorité du parquet de Marseille, a précisé la police, qui continue d'enquêter sur ces violences notamment "par l'exploitation de tous les moyens modernes", dont l'épluchage des bandes de vidéosurveillance, pour identifier les suspects.

Outre les Britanniques et les Français qui ont déjà été interpellés et jugés, les 150 hooligans russes très équipés et préparés qui avaient participé aux débordements étaient passés entre les mailles du filet. Mardi, 43 ressortissants russes ont été arrêtés dans les Alpes-Maritimes et placés en garde à vue à Marseille, pour tenter de déterminer leur rôle éventuel dans ces violences.

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