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14/06/2016 04:17 EDT | Actualisé 15/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016: 6 supporters russes en voie d'expulsion déjà placés en centre de rétention (autorités)

Six supporters russes contrôlés mardi dans le sud-est de la France ont été placés dans des centres de rétention à Nice et à Marseille, car ils sont soupçonnés de présenter une menace à l'ordre public, ont indiqué les autorités.

Le consul de Russie basé à Marseille est arrivé en milieu de journée à Mandelieu-la-Napoule, à une heure et demie de route, pour s'entretenir avec 35 autres Russes, dont trois chauffeurs, refusant de quitter le car garé dans la cour de la gendarmerie de la commune.

"Nous avons des indices suffisamment précis sur la participation d'au moins un certain nombre d'entre eux aux aux violences inacceptables" survenues à Marseille le week-end dernier en marge du match Angleterre-Russie, a commenté le préfet du département des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, n'excluant pas que certains puissent être placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête judiciaire sur ces violences.

Constatant le refus d'obtempérer de ces 35 personnes avec les autorités françaises, le parquet local a décidé à partir de 12H00 une retenue des supporters dans leur autocar en vue de vérifier leur identité.

Le président de l'Association des supporters russes, qui est aussi le collaborateur d'un député ultranationaliste, affirme être parmi les personnes contrôlées, une information non confirmée par le préfet des Alpes-Maritimes.

"Nous sommes l'association officielle des supporters russes! C'est le cirque! (...) Tout le monde va être expulsé", lance Alexandre Chpryguine sur son compte Twitter (@Shprygin), où il enchaîne les messages sur les contrôles de mardi.

Deux collaboratrices du ministère russe de la Jeunesse et des Sports se trouvent par ailleurs dans les locaux de la gendarmerie, a précisé le préfet des Alpes-Maritimes. Quatre supporteurs ont été envoyés dans un centre de rétention de Nice, deux autres dans un centre de rétention de Marseille.

L'opération de contrôle menée mardi matin sur l'autocar qui venait de quitter un hôtel de Mandelieu-la-Napoule concerne au total 43 Russes.

Les contrôles d'identité effectués par la gendarmerie se font en coordination avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Il s'agit notamment de vérifier si ces Russes font partie d'une liste de hooligans "dits à risque".

S'ils sont soupçonnés de présenter une menace à l'ordre public, ils peuvent être expulsés directement, même s'ils ne ne sont pas impliqués dans les violences marseillaises.

Les supporteurs russes étaient en partance en autocar pour Lille, où leur équipe doit affronter celle de Slovaquie mercredi après-midi.

Dix personnes ont été jugées lundi à Marseille pour les violences du week-end, à l'issue desquelles aucun hooligan russe n'avait été interpellé. Elles ont été condamnées à des peines allant jusqu'à un an de prison ferme.

Ces affrontements ont fait 35 blessés, quasiment tous anglais. Le plus grave était toujours lundi dans un état "critique" mais stable, selon le procureur de Marseille Brice Robin.

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