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14/06/2016 00:04 EDT | Actualisé 14/06/2017 01:12 EDT

Brexit: les principaux acteurs de la campagne du référendum

Voici les principaux acteurs de la campagne en vue du référendum du 23 juin sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne:

Le camp du "In"

- Le Premier ministre David Cameron: c'est lui qui, en 2015, avait promis d'organiser un référendum sur l'UE pour tenter de calmer la frange eurosceptique du Parti conservateur. Depuis, celui qui se définit comme "eurosceptique" s'est mué en fervent défenseur du maintien du Royaume-Uni dans le bloc des 28.

Car son sort est lié au vote du 23 juin : David Cameron joue sa place dans l'histoire et, à plus court terme, son poste à Downing Street.

Plusieurs parlementaires tories pro-Brexit ont déjà appelé M. Cameron à démissionner après le référendum. La députée Nadine Dorries a affirmé que le Premier ministre serait "grillé" si le camp du "Remain" (rester dans l'UE) ne l'emportait pas avec une marge conséquente. En cas de Brexit, David Cameron "ne tiendra pas 30 secondes" à la tête du gouvernement, estime l'ancien ministre de la Justice conservateur Ken Clarke.

- Jeremy Corbyn, chef du principal parti d'opposition, le Labour: longtemps silencieux, le très à gauche leader travailliste, contesté dans son propre camp, a fini par appeler les Britanniques à voter pour le maintien du Royaume-Uni dans une UE certes "imparfaite" mais "protectrice".

Eurosceptique dans l'âme, M. Corbyn a concédé que l'UE "apporte investissements, emplois et protection aux travailleurs et aux consommateurs britanniques".

Alors que six anciens chefs du Labour ont appelé à voter pour rester dans l'UE, M. Corbyn se voit reprocher par une frange des travaillistes une certaine tiédeur dans son soutien au maintien dans l'UE. Des reproches qui, en cas de Brexit, pourraient se durcir et l'affaiblir davantage.

- Sadiq Khan, maire de Londres : l'édile travailliste, qui s'est engagé durant sa campagne à défendre les intérêts de la City, a scellé un pacte le 30 mai avec David Cameron pour défendre un maintien du Royaume-Uni dans l'UE. Certains observateurs le placent déjà comme potentiel successeur de Jeremy Corbyn à la tête du Labour.

- Nicola Sturgeon, Premier ministre écossais et patronne du Parti nationaliste écossais (SNP) : elle s'est prononcée pour un maintien dans l'UE, et répète inlassablement qu'un Brexit pourrait justifier un nouveau référendum d'autodétermination si l'Ecosse votait, elle, pour rester dans l'UE.

Le camp du "Out"

- Boris Johnson, ex-maire de Londres: figure de proue du camp pro-Brexit, Boris Johnson sillonne depuis plusieurs semaines le Royaume-Uni à bord d'un bus pour inciter les Britanniques à "reprendre le contrôle".

Friand de polémiques, le bouillonnant "BoJo" multiplie les phrases choc sur l'UE, sans craindre l'outrance. En mai, il a affirmé que Bruxelles se comportait comme Adolf Hitler en essayant de créer un super-Etat.

En cas de Brexit, il fait figure de favori pour succéder à David Cameron.

- Nigel Farage, le leader du parti europhobe et anti-immigration Ukip: personnage controversé, celui qui a fait d'un Brexit l'objectif de sa vie politique n'a pas été invité à participer à la campagne officielle de "Vote Leave", menée notamment par Boris Johnson.

Un Brexit validerait son travail de sape entamé avec la création de son parti en 1993. Eurodéputé, Nigel Farage n'est investi d'aucun mandat électif au Royaume-Uni.

- Cinq ministres Tory font campagne pour une sortie de l'UE : Michael Gove (Justice), Iain Duncan Smith (Travail), John Whittingdale (Sports et médias), Chris Grayling (représentant du gouvernement au Parlement) et Theresa Villiers (Irlande du Nord), ainsi que la secrétaire d'Etat à l'Emploi Priti Patel.

En cas de Brexit, les six "rebelles" pourraient être appelés à de plus hautes responsabilités. Mais ils pourraient faire les frais d'un remaniement si les Britanniques votent pour rester dans l'UE.

rba/fb/ros