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12/06/2016 13:04 EDT | Actualisé 13/06/2017 01:12 EDT

Tuerie à Orlando: des rassemblements en mémoire des victimes à Montréal

MONTRÉAL — Des organismes montréalais ont organisé des rassemblements pour rendre hommage aux nombreuses victimes qui ont péri sous les balles d'un tireur à Orlando, en Floride, dans une boîte de nuit gaie.

Un premier événement a lieu dimanche soir, au parc de l'Espoir, et le collectif Carré rose prévoit tenir un autre rassemblement au même endroit jeudi prochain «pour vivre ce moment en communauté», a expliqué Louis-Alain Robitaille, cofondateur du groupe. 

Le maire de Montréal Denis Coderre sera d'ailleurs présent jeudi prochain, a annoncé M. Robitaille.

Le collectif Carré rose, qui vise à combattre l'homophobie et la violence des membres de la communauté LGBT, note que plusieurs épisodes de violence homophobe sont survenus à Montréal dans les deux dernières années.

Selon M. Robitaille, environ 15 attaques «motivées par l'homophobie» ont eu lieu dans les 24 derniers mois, un «nombre énorme» sur si courte période — cela correspond à près d'une attaque par mois, a-t-il soutenu.

Il interpelle donc le maire Coderre pour que la Ville installe une caméra de sécurité au métro Beaudry — situé au coeur du village gai — où surviennent la plupart des attaques.

«La caméra n'arrêtera pas les attaques, mais elle va donner des preuves aux victimes», a souligné M. Robitaille. 

Il a rappelé que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'avait dénombré que quatre agressions dans le village en 2015, ce qui est beaucoup moins que les chiffres compilés par le collectif.

«Le SPVM a ces chiffres-là parce que la plupart des gens ne font pas de plaintes. Parce qu'ils savent que ça n'ira nulle part. S'il y avait des preuves, il y a plus de gens qui feraient des plaintes», a-t-il précisé.

Des progrès ont pu être accomplis dernièrement, surtout avec l'aide de la Société de développement commercial du village, qui a accepté d'installer ses lumières de Noël plus tôt en saison et de les laisser plus longtemps après afin de prévenir les attaques.

«Ça devient lumineux. C'est très, très clair dans le village et ça aide. On voit que ça a diminué un peu les (agressions)», a-t-il affirmé.

Mais il reste encore beaucoup de travail à faire, selon lui. «Au moins, on nous écoute. Mais on trouve que ça ne bouge pas assez», a-t-il conclu.