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12/06/2016 03:37 EDT | Actualisé 20/06/2016 10:39 EDT

Cruelle ironie, certains homosexuels ne pourront pas donner leur sang pour les blessés d'Orlando

Spontanément, les habitants sont sortis de chez eux pour venir en aide à la communauté, après le massacre survenu ce dimanche 12 juin au Pulse, boîte gaie d'Orlando, où une attaque à l'arme à feu a causé la mort de 50 personnes.

En raison de l'ampleur de la tuerie, le maire a demandé au gouverneur de l'État de Floride d'instaurer l'état d'urgence et il l'a d'ores et déjà fait pour sa ville, ce qui lui permet de mobiliser des ressources supplémentaires. Du côté des citoyens d'Orlando, l'heure est aussi à la mobilisation. Sur les réseaux sociaux, les images montrant d'interminables files d'attente pour des dons de sang ont été partagées en masse.

Un témoin a fait état "d'au moins 1500 personnes" attendant l'ouverture d'un centre. Un porte-parole du centre OneBlood avait auparavant indiqué à la télévision locale qu'il y avait un besoin urgent de sang des groupes "O négatif et O positif" ainsi que de plasma des groupes A et B.

La police de la ville a également partagé une liste de centres auxquels les gens pouvaient se rendre pour donner leur sang.

Résultat, les habitants d'Orlando ont répondu à l'appel, se déplaçant en masse et créant d'immenses files d'attente devant les différents centres comme le montrent les images ci-dessous.

Comme le fait remarquer Slate - et c'est d'une cruelle ironi- les homosexuels ne peuvent pas donner leur sang pour venir en aide aux victimes. "La grande majorité des hommes gais et bisexuels se voient pourtant toujours légalement interdire de donner leur sang", expliquent nos confrères.

En cause, une règle récemment adoptée aux États-Unis et selon laquelle seuls les homosexuels qui ont fait preuve d'abstinence pendant un an peuvent donner. "Les hétérosexuels qui ont eu des rapports non protégés avec des partenaires multiples ont le droit de donner à leur convenance. Alors que leurs amis périssent de blessures par balles, les homosexuels d'Orlando sont aujourd'hui condamnés à ne rien faire si ce n'est regarder, désarmés", écrit un journaliste américain cité par Slate.

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