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12/06/2016 07:52 EDT | Actualisé 13/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Suède: quand le +Zlatan Show+ fait relâche

"On est prêts", "on joue bien ensemble", "l'équipe est prioritaire": loin du Zlatan flamboyant qui prend un malin plaisir à enflammer ses rendez-vous médiatiques, c'est un Ibrahimovic qui a enchaîné les banalités dimanche avant son 1er match de l'Euro-2016 du groupe E contre l'Eire lundi.

Soit le puncheur "Ibra" était dans un petit jour et n'a pas su régler ses coups pour envoyer l'auditoire dans les cordes. Soit le capitaine de 34 ans, brillant communicant, voulait faire passer le message qu'il sait également être ce cadre responsable et collectif.

Il n'y a donc pas eu grand-chose à se mettre sous la dent quand le grand attaquant (1,95 m; 95 kg) s'est présenté au Stade de France dans l'exercice imposé de la conférence de presse.

Pourtant, les sujets ne manquaient pas pour donner un peu de chair à l'instant, entre ce stade et cette ville qu'il connaît bien après quatre ans passés au Paris SG, la possibilité de marquer dans un 4e Euro d'affilée, ou l'évocation de son transfert possible à Manchester United.

Donc, oui, le Stade de France "lui réussit plutôt bien" et il se sent "chez lui en France" ce qui rend le match "spécial". Mais non, il n'a toujours "rien à dire sur MU" malgré toutes les louanges envoyées par l'ex-Red Devil Roy Keane. Bien tenté MM. les Anglais...

Visiblement en manque d'inspiration, le géant au catogan a tout dribblé et sa tentative d'humour est un peu tombé à plat quand il a assuré que, comme les défenseurs irlandais, il était "un peu lent mais que cela n'empêchait pas d'être bon".

En bout de course, il a même été obligé de ressortir la fameuse tirade du jour de sa présentation au Parc des Princes pour ce pays qui le connaissait mieux que lui ne le connaissait.

- "J'étais plus exigeant avec le PSG" -

A côté du désormais fameux "Je suis arrivé comme un roi, je pars comme une légende" qu'il avait balancé mi-mai pour annoncer son départ, c'est un peu court. "On pouvait dire... oh dieu, bien des choses en somme", lui aurait répondu Cyrano de Bergerac, avec qui le Suédois partage un appendice nasal dont se moquait souvent son ex-équipier Ezequiel Lavezzi.

Ibra, qui a quand même monopolisé le micro et jeté dans l'ombre son sélectionneur assis à ses côtés, a pourtant produit quelques petits frémissements qui méritent d'être relevés.

"Être un leader responsable, ce n'est pas quelque chose qu'on décrète, a ainsi assuré cet ego surdimensionné. On apprend, on développe ce côté. Cela fait quelques années que j'ai ce rôle qui m'a aidé en tant que joueur également. Il y a peut-être encore plus de pression sur moi, mais je veux ce rôle. Je veux prendre la pression sur moi pour que mes coéquipiers jouent sans elle".

"L'équilibre est important. Bien sûr que l'on joue différemment du PSG. Je dois être patient avec mes coéquipiers alors que j'étais plus exigeant avec le PSG. L'idée, c'est de progresser, apprendre de nouvelles choses, pas se satisfaire de rester au même niveau. Je ne suis pas du genre à rester sur le canapé à ne rien faire", a-t-il poursuivi en révélant une mansuétude qu'on ne lui connaissait guère.

Et les violences d'hier à Marseille en marge d'Angleterre-Russie (1-1) ? "La violence dans les tribunes, ce n'est pas bien. Je veux que les supporters en profitent, qu'ils se régalent. Ca ne devrait pas se passer comme ça", a-t-il conclu avec une voix grave et un ton monocorde qui mettaient fin à l'éclaircie.

cd/adc