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12/06/2016 08:34 EDT | Actualisé 13/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016/Espagne - Del Bosque: "Je suis toujours nerveux"

"Je suis toujours nerveux même si je n'en ai pas l'air", a déclaré dimanche le sélectionneur espagnol Vicente del Bosque à la veille de l'entrée en lice des doubles champions en titre à l'Euro lundi à Toulouse contre la République tchèque.

Q: David de Gea a été éclaboussé vendredi par un scandale sexuel en Espagne. Cela peut-il peser sur votre choix concernant le gardien titulaire lundi?

R: "Si nous voyions que cela diminuait les capacités du joueur, nous prendrions des mesures. Et dans l'hypothèse où ce ne serait pas le cas, nous agirions comme nous comptions le faire, sans aucun problème. (...) Au poste de gardien comme à tous les postes, nous analysons les choses mille fois tout au long de l'année. La décision finale, la dernière, nous la prendrons demain (lundi)."

Q: Votre équipe aborde-t-elle l'Euro-2016 en meilleure forme qu'au Mondial-2014, où elle avait été éliminée au 1er tour?

R: "Nous abordons la compétition dans de bonnes conditions même si nous avons vécu une préparation inhabituelle, avec des joueurs nous rejoignant au fur et à mesure de la fin des différentes compétitions. Je crois que nous sommes prêts à commencer."

Q: Votre ressenti autour de l'équipe est-il différent par rapport à il y a deux ans?

R: "A l'époque, je n'avais pas vu de symptômes de décadence, ni prévu que nous allions mal jouer. Nous nous entraînions très bien, comme en ce moment, et l'atmosphère était très correcte, très bonne. J'ai vu peu de différence d'une préparation à l'autre. Les résultats sont souvent incertains mais nous nous sommes bien entraînés, la cohabitation est bonne et tout s'est déroulé normalement."

Q: Avez-vous moins de pression pour cet Euro grâce à l'acquis de vos deux titres européens en 2008 et 2012?

R: "Je crois que notre responsabilité est identique, voire qu'elle est supérieure. De toute façon, parmi les 24 équipes qui débutent cette compétition, une seule gagnera et les 23 autres perdront."

Q: Quel regard portez-vous sur la République tchèque?

R: "C'est une équipe très complète, qui a des individualités, qui joue de manière très organisée et est très forte sur coups de pied arrêtés. C'est une équipe à prendre très au sérieux, mais je pourrais dire la même chose de la Turquie et de la Croatie."

Q: Cette entrée en lice est-elle la journée la plus compliquée au niveau des nerfs?

R: "Je suis toujours nerveux, même si je n'en ai pas l'air. J'ai le plus grand respect pour le début d'une compétition. Depuis 24 heures, 48 heures, 72 heures, bref depuis que nous sommes rassemblés, je ne dirais pas que nous sommes spécialement nerveux, mais plutôt chamboulés. C'est le propre d'un début de compétition, il faut l'aborder avec une énorme émotion sinon il est impossible de jouer."

Q: A l'inverse qu'est-ce qui vous rassure?

R: "Deux choses: l'expérience des joueurs et leurs capacités, c'est-à-dire leur connaissance du football. Je pense que ce sont des experts et cette expérience, chacun d'eux doit la transmettre à l'équipe. Ensuite, notre équipe a de bonnes capacités et elle sait rivaliser. Nous sommes tranquilles, tout en gardant toujours l'incertitude propre à la compétition."

Propos recueillis en conférence de presse.

jed/gf