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12/06/2016 05:21 EDT | Actualisé 13/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Angleterre: attaque patraque

Même l'expérimenté sélectionneur Roy Hodgson semble perplexe: la jeune attaque anglaise, vantée pour son potentiel, présentée comme le maillon fort des Trois Lions lors de l'Euro-2016, a déçu contre la Russie (1-1).

Et si Harry Kane, Jamie Vardy, voire Marcus Rashford et Daniel Sturridge imitaient Thierry Henry, Djibril Cissé et David Trezeguet? En 2002, les trois Français, meilleurs buteurs d'Angleterre, de France et d'Italie, n'avaient pas marqué un seul but lors du Mondial, précipitant la chute des leurs.

L'Angleterre n'en est évidemment pas encore là mais au lendemain d'un nul frustrant, la belle confiance est forcément émoussée. L'atout supposé de l'équipe n'a pas su concrétiser l'écrasante domination de l'équipe, laissant Hodgson songeur sur son banc.

La sélection de la Reine a récolté un point sur un but sur coup de pied arrêté, pour la 5e fois sur ses sept dernières réalisations dans le tournoi. Mais dans le jeu, point de but ni de salut.

"On s'inquiétait défensivement pour l'Angleterre mais si on veut avancer dans la compétition, il faut marquer des buts, résume l'ex-gâchette nationale Alan Shearer. On aurait dû en marquer deux ou trois et se mettre hors de portée".

Malgré tout l'apport de Wayne Rooney au milieu, Harry Kane n'a pourtant pas touché un ballon dans la surface, Adam Lallana a tout bien fait sauf ses trois duels face au gardien et Raheem Sterling manque cruellement de confiance et de rythme après une saison hachée.

- "Sterling, pas assez de carburant" -

"Sterling a commencé assez fort mais au fur et à mesure il s'est mis à balancer la balle, à faire des mauvais choix, a noté l'ex-Marseillais Chris Waddle. Je pense juste qu'il n'a pas assez de carburant actuellement".

Malgré 59% de possession et neuf tirs dont seulement deux cadrés, le score était donc toujours vierge après 45 minutes.

Si, deux ans après la débâcle du Mondial-2014 la prudence d'Hodgson semble louable - alors que tout le monde attendait la titularisation du duo Vardy-Kane - son choix de se priver de l'entrée du buteur de Leicester mais également celles de Daniel Sturridge et Marcus Rashford, tous restés sur le banc, interroge.

"Si vous ne faites pas entrer Vardy dans ce match, vous le faites quand?", demande ainsi le consultant vedette Jamie Carragher.

D'autres ne comprennent toujours pas non plus pourquoi Kane, 25 buts en championnat cette saison avec Tottenham, a tiré six corners quand le jeu de tête du grand attaquant serait précieux dans la surface.

Autant de questions auxquelles le sélectionneur, qui, n'a pas marqué beaucoup plus de points en sortant Rooney, devra répondre dès jeudi contre le Pays de Galles, leader du groupe après sa victoire (2-1) sur la Slovaquie.

"Avec du recul on peut toujours nous demander si on aurait pu faire plus de changements mais on ne pensait pas vraiment se retrouver en difficulté et on pensait gagner 1-0", a-t-il étonnamment reconnu ensuite.

"Notre équipe dépend beaucoup de nos individualités, tout est fait pour exploiter les qualités des joueurs. On pensait que c'était la meilleure configuration offensive mais on peut changer ça très rapidement", a-t-il également prévenu pour aiguillonner les premiers concernés.

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