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11/06/2016 07:32 EDT | Actualisé 11/06/2016 07:35 EDT

Raif Badawi entame une troisième grève de la faim

TOBIAS SCHWARZ via Getty Images
An Amnesty International activist holds a picture of Saudi blogger Raif Badawi during a protest against his flogging punishment on January 29, 2015 in front of Saudi Arabia's embassy to Germany in Berlin. The 30-year-old Saudi has been sentenced to 1,000 lashes for insulting Islam and is serving a 10-year jail term - a case which has drawn widespread international criticism. AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ (Photo credit should read TOBIAS SCHWARZ/AFP/Getty Images)

Le blogueur et militant pour la liberté d'expression et de religion Raif Badawi, prisonnier d'opinion en Arabie Saoudite, entreprend une nouvelle grève de la faim.

C'est ce qu'a confirmé sa femme, Ensaf Haidar, à Radio-Canada, après s'être entretenue avec M. Badawi par téléphone vendredi.

M. Badawi souffre de douleurs aux reins, mais les autorités de la prison refusent de lui prodiguer les soins nécessaires, a rapporté Mme Haidar, réfugiée à Sherbrooke avec leurs trois enfants depuis octobre 2013.

Il s'agit d'une troisième tentative pour Raif Badawi, qui avait déjà protesté par le jeûne en décembre 2015 et en janvier 2016.

  • 10 décembre 2015 : Première grève de la faim, dont le but était de protester contre son transfert dans une prison en plein désert réservée aux prisonniers qui ne peuvent faire appel de leur verdict.
  • 26 janvier 2016 : Seconde grève de la faim. La Fondation Raif Badawi avait affirmé que les autorités de la prison refusaient à M. Badawi tous soins de santé.
  • 10 juin 2016 : Troisième grève de la faim.

Le 17 juin marquera la quatrième année d'emprisonnement pour Raif Badawi en Arabie Saoudite.

En juin 2012, il avait été inculpé d'apostasie, de cybercrime et de désobéissance à son père pour ses propos tenus sur le site Free Saudi Liberals, selon le droit saoudien basé sur la charia et la loi islamique.

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La Cour suprême saoudienne l'avait condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison, en plus d'une interdiction de voyager pour les 10 ans suivant sa libération.

Le 9 janvier 2015, M. Badawi avait été frappé de 50 coups de fouet sur la place publique. Il n'a toutefois pas été flagellé depuis, puisque les séances suivantes ont été reportées pour des raisons de santé.