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11/06/2016 04:06 EDT | Actualisé 14/06/2016 01:51 EDT

FrancoFolies 2016: Laurence Jalbert poursuit sa route country

La «fille de bars», la rockeuse qu’a longtemps été Laurence Jalbert revient à ses racines, à son enfance, avec son onzième album – mais septième original - en 40 ans de carrière, Ma route, un opus country-folk «assumé à 100%» qu’elle déploie déjà en tournée depuis le début de l’année et qui sera en vedette ce soir aux FrancoFolies de Montréal. La grande passionnée nous explique ce besoin de reconnecter avec ses premiers amours musicaux.

«J’ai fait 15 ans de bars, à faire de toutes les sortes de musiques, de tous les genres, raconte la chanteuse. Mais j’ai particulièrement fait du rock. C’est une énergie dont j’avais besoin. Je suis une TDA (NDLR : atteinte du trouble de déficit de l’attention), mais ça ne fait pas longtemps que je sais que je suis TDA. J’avais le caractère rebelle, je ne voulais rien savoir de l’autorité… J’étais comme ça, quand j’étais plus jeune. J’étais une ado épouvantable. Je suis partie à 15 ans de la maison pour faire de la musique. Il fallait que j’aie la tête dure et que je sois entêtée, parce que j’étais gênée à mort. Mais je voulais à tout prix faire de la musique. Cette énergie rock convenait à mon caractère de rousse naturelle, de la fille à mon père, de Lion ascendant Lion. Ça me seyait bien.»

«Mais, quand j’étais petite fille, les seuls shows qui se déplaçaient chez nous, parce que je viens de Rivière-au-Renard, en Gaspésie – c’est le plus beau coin du monde, mais c’est loin -, c’étaient des groupes western. J’ai grandi là-dedans. Quand j’étais petite, on avait le droit d’aller dans les bars, les dimanches après-midis. Mon père et ma mère étaient des personnes qui aimaient tellement profiter de la vie! Et nous, les enfants, on suivait. Mon frère et ma sœur n’en avaient rien à foutre, mais moi, j’aimais tellement ça!»

«Faire de la musique, de toute façon, pour moi, ça tenait du miracle, continue Laurence. C’est cette musique qui est venue me chercher. J’aime comment les gens se sentent en écoutant du country. C’est une musique qui n’est pas simpliste ; ce sont les vraies histoires du monde, du quotidien. Avec le country, tu peux chanter n’importe quelle émotion. À la base, le western, c’est notre blues à nous. C’est le quotidien de monsieur et madame tout le monde. La Bolduc faisait du country, du western, elle racontait la vie du monde. Moi, ça m’interpelle beaucoup. La guitare, le banjo, la mandoline, ce sont de vrais instruments. Il n’y a pas de machine sur mon album, parce que ça ne va pas avec cette musique. C’est totalement organique, cette musique-là. Ça fait du bien, et c’est ce que doit faire la musique country : faire réfléchir et taper du pied. C’est simple, mais c’est efficace au niveau du cœur! Et je chante pourquoi, moi? Pour le cœur du monde. Je chante pour le monde. Un peu pour moi, mais surtout pour le monde.»

Elle chante aussi par amour pour ses collaborateurs, pour cette fierté de débiter les mots et d’interpréter les compositions des Bourbon Gauthier, Dany Bédar, Catherine Durand et Jean-Philippe Lagueux, entre autres, qui ont tous laissé leur trace sur Ma route.

«J’écoute énormément de musique, et j’ai toujours aimé l’audace. Dans notre cheminement, il faut écouter cet instinct-là, qui nous amène ailleurs. Musicalement, j’ai fait tout ce que j’avais envie de faire», estime Laurence Jalbert.

Et que ses admirateurs n’en doutent point : des concerts, des albums, Laurence Jalbert a toujours le goût d’en offrir.

«Ça fait 40 ans que je fais de la route sans arrêt. Et je suis toujours sur la route. J’ai rencontré des trails de bois, des bosses, des trous, des roches… Je n’ai jamais eu d’accident, ce qui est complètement fou. Mais ça fait 40 ans que je suis sur la route, ma route de vie, ma route de femme, mais surtout, ma route de chanteuse pour aller rejoindre le monde, dans leur cœur. Et je veux continuer à rire, à m’amuser dans ce métier-là, à entraîner les gens dans ma folie.»

Laurence Jalbert présente le spectacle Ma route, ce samedi, 11 juin, à 19h30, à l’Astral, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Elle offrira également des prestations en festivals tout l’été.

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