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11/06/2016 03:54 EDT | Actualisé 12/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016: Fatih Terim lance sa mission impossible vers la "finale"

Faire mieux que la demie de l'Euro-2008? Pour Fatih Terim, le sélectionneur de la Turquie, réputé aussi bien pour ses exploits que pour ses coup de sang, rien n'est impossible, pas même la "finale" de l'Euro-2016, une mission qui débute dimanche face à la Croatie.

Six ans ont passé depuis l'épopée de 2008 et la fameuse demi-finale perdue in extremis face à l'Allemagne (3-2), après une folle remontée qui a façonné sa légende. Mais Fatih Terim (62 ans) est toujours aussi ambitieux.

"J'espère que nous reproduirons, voire bâtirons sur notre succès de 2008", a-t-il répété à l'approche de l'Euro en France, avant d'ajouter: "J'espère que nous jouerons une belle finale en juillet".

Dire qu'il est indispensable à la "Milli Takim" ("sélection nationale") et au football turc en général est un euphémisme. Le constat est simple: sans lui la Turquie n'a plus joué aucune compétition internationale depuis 2008. Et il a offert, à la tête de Galatasaray en 2000, l'unique trophée européen (Coupe de l'UEFA) remporté par un club turc.

Rappelé en 2013 à la tête de la sélection pour un troisième mandat, Terim a une nouvelle fois endossé son costume de sauveur en décrochant la qualification directe pour la phase finale de l'Euro-2016 grâce à un coup franc inscrit à la 89e minute contre l'Islande, lors de l'ultime journée des éliminatoires !

Pour s'extraire du difficile groupe D (Espagne, Croatie, République Tchèque) et parvenir désormais à son rêve fou d'atteindre le Stade de France le 10 juillet, l'"Imperator" peut s'appuyer sur des arguments de choix avec notamment le talentueux milieu du Bayer Leverkusen, Hakan Calhanoglu (22 ans), ou son capitaine Arda Turan (29 ans), qui voudra se montrer après une première saison difficile au FC Barcelone où il a peu joué.

- L'heure de la revanche pour la Croatie -

"(Turan) est un excellent joueur, il a de nombreuses qualités, particulièrement lorsqu'il a le ballon", a rendu hommage Ivan Rakitic, son coéquipier croate du Barça et futur adversaire dimanche.

"Il me fait parfois penser à Prosinecki (ancienne gloire du football yougoslave, ndlr) et nous devons bien nous préparer pour jouer contre lui, il est dangereux. Il faut le marquer de très près", a-t-il prévenu.

Le retour de Terim à la tête de la Turquie offre aussi à la Croatie l'occasion de se venger de sa traumatisante élimination en quart de finale de l'Euro-2008. Dans un match au scénario fou, les Croates avaient ouvert le score à la 119e minute de la prolongation, avant de se faire rejoindre dans la foulée (120e) puis s'écrouler aux tirs aux buts (1-1, 3-1 t.a.b).

"J'ai pleuré de toutes mes larmes après la défaite aux tirs aux buts contre la Turquie", a même confié la star croate Luka Modric dans entretien paru jeudi dans le quotidien espagnol Marca.

Considéré comme l'un des outsiders de la compétition avec sa nouvelle génération dorée (Rakitic, Modric, Mario Mandzukic, ...), la sélection au maillot à damiers a fait le plein de confiance lors de son dernier match de préparation en écrasant Saint-Marin (10-0) samedi dernier.

Au-delà du contentieux sportif, la rencontre pourrait également faire des étincelles hors du terrain: Turquie - Croatie, prévu dimanche à 15h00 au Parc des Princes (Paris), fait parti des cinq matches du premier tour de la compétition qui feront l'objet d'un dispositif renforcé de la part des services de sécurité, pour prévenir tout débordement lié au hooliganisme. Les retrouvailles s'annoncent très chaudes !

yk/cto/agu