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08/06/2016 02:43 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

RD Congo: des tractations retardent le conclave de l'opposition

Des représentants de l'opposition congolaise menaient mercredi des consultations dans un grand hôtel proche de Bruxelles pour tenter d'adopter une position commune exigeant la tenue de la présidentielle avant le terme du mandat du président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, ont indiqué des participants à l'AFP.

L'ouverture officielle du "conclave" par l'opposant historique Etienne Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), 83 ans, qui a lancé les invitations, a été reportée à 17H00 (15H00 GMT), alors qu'elle était prévue en fin de matinée.

Certains délégués venus de Kinshasa ne sont arrivés en Belgique que tôt mercredi et "l'UDPS a estimé utile qu'il y ait une mise à jour du travail préparatoire", a expliqué un membre des délégations.

La réunion, qui doit s'achever jeudi par l'adoption d'une déclaration commune, se tient dans un hôtel cinq étoiles de Genval, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Bruxelles.

L'ancien gouverneur de l'ex-Katanga Moïse Katumbi, 51 ans, candidat déclaré à la présidentielle censée se tenir en novembre, mais devenue improbable, devait se rendre à Genval avant la fin des travaux, selon un de ses conseillers.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba, en attente du verdict de la Cour pénale internationale (CPI) pour les meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, n'est en revanche pas représenté.

Une autre force importante de l'opposition, l'Union pour la nation congolaise (UNC), a délégué son secrétaire général, Jean-Bertrand Ewanga, mais son chef Vital Kamerhe ne fera pas le déplacement.

Malgré ces absents, "le conclave marque la volonté d'un large rassemblement autour du doyen de l'opposition Etienne Tshisekedi", a déclaré à l'AFP l'ancien ministre Olivier Kamitatu, porte-parole du G7, groupe de sept partis passés à l'opposition en septembre et qui soutient la candidature à la présidentielle de Moïse Katumbi.

La Constitution interdit au chef de l'Etat congolais, Laurent Kabila, dont le mandat expire en décembre, de se représenter.

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