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08/06/2016 13:53 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Les troupes irakiennes pénètrent dans Fallouja pour la première fois en deux ans

NAYMIYA, Irak — Les forces gouvernementales irakiennes ont pénétré pour la première fois en plus de deux ans dans Fallouja, une ville importante de la province d'Anbar, dans l'ouest du pays, mercredi.

Une colonne de Humvees noirs transportant des forces spéciales est entrée dans le sud de Fallouja. Les militaires ont dû se battre maison par maison contre les combattants du groupe extrémiste État islamique (ÉI) dans le quartier de Chouhada pour se frayer un passage. Les opérations visant la libération de la ville s'annoncent difficiles.

Le général Haider Fadel, qui commande une des unités antiterroristes engagées dans Fallouja, a indiqué que l'ÉI concentrait «toutes ses forces dans cette direction». Il a dit s'attendre à rencontrer une plus grande résistance.

Le premier ministre irakien Haïder al-Abadi avait promis une victoire rapide lorsqu'il a annoncé le début de l'offensive visant à libérer la ville située à 65 kilomètres à l'ouest de Bagdad, le 22 mai. Pour les militaires, il s'agit d'une tâche très complexe. 

Fallouja a été encerclée par des troupes de la police fédérale et provinciale, de la milice chiite et des militaires irakiens. Seules les unités d'élite du contre-terrorisme, appuyées par les avions de la coalition menée par les États-Unis, sont entrées dans la ville.

L'ÉI a été repoussé sur plusieurs fronts depuis qu'il s'est emparé de vastes territoires au terme d'offensives fulgurantes, il y a deux ans. Dans le nord de la Syrie, les rebelles, appuyés par les États-Unis, amorçaient un dernier effort pour capturer la ville de Manbij — une ville essentielle pour l'approvisionnement des combattants extrémistes. En Libye, les forces loyalistes progressent dans la ville côtière de Syrte, le principal bastion du mouvement local affilié à l'ÉI.

La ville de Fallouja est un de derniers bastions de l'ÉI en Irak. Les extrémistes contrôlent une partie du nord et de l'ouest du pays, dont Mossoul, la deuxième ville d'Irak.

Une fine couche de poussière et une fumée grise épaisse dissimulaient les minarets et les tours de communication de Fallouja. Les canons tonnaient tandis que plusieurs raids aériens ouvraient le chemin aux forces gouvernementales.

L'ÉI compte résister durement à Fallouja. Il y a déployé des tireurs embusqués bien entraînés et a construit un grand réseau de tunnels.

«On assiste à deux batailles, une au sol, l'autre en dessous du sol», a déclaré le commandant Ali Hamel, des services de renseignement de l'armée irakienne.