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08/06/2016 02:40 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Les industriels forestiers inquiets en l'absence d'une entente sur le bois d'oeuvre

Alors que les négociations piétinent entre Ottawa et Washington dans le dossier du bois d'oeuvre, les industriels forestiers de la région sont de plus en plus inquiets pour l'avenir de leurs entreprises. Si le conflit s'éternise, les entreprises pourraient être contraintes à ralentir la cadence et à faire des mises à pied.

Un texte de Julie Tremblay

Le président-directeur général du Groupe Lebel, Frédéric Lebel, suit avec attention l'évolution des négiations entre le Canada et les États-Unis. Son entreprise, qui compte 600 employés, exporte environ la moitié de sa production aux États-Unis. Si les deux pays n'arrivent pas à s'entendre et qu'une taxe de 25 % est imposée sur les produits canadiens qui passent la frontière, il affirme que le Groupe Lebel devra diminuer sa production :

Frédéric Lebel ajoute que lors du dernier conflit sur le bois d'oeuvre, son entreprise venait de connaître des années fastes. Il y avait donc un bon fonds de roulement qui a permis de compenser pour les pertes pendant la durée du conflit, ce qui n'est pas le cas maintenant, selon lui.

 « on paie notre fibre plus cher, on a octroyé des augmentations de salaire à nos employés dans les dernières années, nos usines papetières sont peut-être moins en santé [...], donc nos coûts de production ont augmenté. », conclut-il.

Les producteurs privés aussi inquiets

De son côté, le président de la Fédération des producteurs de bois du Québec, Pierre-Maurice Gagnon, craint aussi que le conflit sur le bois d'oeuvre s'éternise, et pénalise ainsi les producteurs privés qui vendent leur bois aux industriels :

Pierre-Maurice Gagnon souhaite par ailleurs que les producteurs privés soient exclus des règlementations auxquelles seront soumises les industries. Il affirme que comme le bois fourni pas les propriétaires privés n'est pas subventionné, les règles d'exportations devraient être ajustées en conséquence.