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08/06/2016 05:34 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Les dirigeants chypriotes vont intensifier les négociations de paix

Les dirigeants chypriotes grec et turc ont convenu mercredi de se réunir deux fois par semaine à partir du 17 juin pour faire en sorte que leurs pourparlers de paix débouchent sur une réunification de l'île d'ici la fin de l'année.

"Si davantage de convergences sont créées à travers l'intensification des négociations, alors il y a de l'espoir pour une solution au problème chypriote dans l'année", a déclaré mercredi à des journalistes le président de la République de Chypre Nicos Anastasiades.

"Il y aura un programme spécifique dans chacune des réunions, de sorte qu'il y ait une consultation plus intense sur les questions en suspens, afin de parvenir à la recherche de convergences", a-t-il ajouté.

M. Anastasiades et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci doivent encore prendre des décisions difficiles sur plusieurs sujets délicats, qui avaient fait capoter les précédentes négociations de paix, comme les arrangements territoriaux, le partage du pouvoir et les droits de propriété.

L'île méditerranéenne est divisée en deux depuis l'invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher Chypre à la Grèce.

Depuis, l'autorité de la République de Chypre ne s'exerce plus de facto que sur les deux-tiers sud de l'île, où vit la communauté chypriote grecque, alors la République turque de Chypre du Nord (RTCN), un territoire autoproclamé et reconnu seulement par Ankara, abrite la communauté chypriote turque.

Les deux leaders ont relancé l'effort de paix en mai 2015 mais ce processus soutenu par l'ONU a connu son premier accroc sérieux le mois dernier lorsque M. Anastasiades a annulé une réunion de négociations pour dénoncer ce qu'il a perçu comme une tentative de la Turquie de saper son autorité et "promouvoir (...) un régime illégal".

M. Akinci, qui n'a pas le rang de président, avait en effet été convié en dernière minute par le président turc Recep Tayyip Erdogan à un dîner pour des chefs d'Etat organisé par l'ONU à Istanbul. Nicos Anastasiades avait alors renoncé à assister à ce dîner clôturant un sommet humanitaire.

M. Anastasiades a affirmé mercredi que cet incident était désormais "clos".

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