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08/06/2016 02:10 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

La justice se penche sur l'interdiction de locations temporaires à Berlin

Le tribunal administratif de Berlin a commencé mercredi à examiner les plaintes de quatre propriétaires contestant l'interdiction de location de son logement via des plateformes comme Airbnb en vigueur depuis le 1er mai dans la capitale allemande.

Les plaignants, dont l'un est soutenu par la plateforme Wimdu, estiment que la loi berlinoise n'est pas conforme à la Constitution de la Ville-Etat car elle enfreint, selon eux, la libre propriété en les empêchant de disposer comme ils le veulent de leur bien. Une décision pourrait intervenir dès mercredi.

Depuis le 1er mai, il est en principe interdit à Berlin de louer son appartement via les portails spécialisés. Seule la location d'une pièce dans son appartement est encore autorisée. Mais des courriers émanant des autorités berlinoises et reçus par certains propriétaires que l'AFP a pu consulter, montrent qu'elles attendent une décision de justice fixant la jurisprudence pour effectivement mettre ou non en application la loi.

Selon la loi, tout contrevenant risque une amende de 100.000 euros. Et pour plus d'efficacité, la ville fait appel au "sens civique" des habitants, invités à se connecter à une page internet de la ville pour dénoncer anonymement tout appartement suspect.

La ville de Berlin, où les prix de l'immobilier ont fortement grimpé ces dernières années, estime que le développement d'Airbnb et d'autres plateformes a conduit à retirer du marché locatif des logements qui sont proposés à la place aux touristes, et contribué ainsi à l'augmentation des loyers.

Un argument que réfute l'avocat du portail Wimdu, Peter Vida, interrogé par le quotidien Berliner Zeitung. Selon lui, l'interdiction "ne peut en rien améliorer la situation du marché immobilier berlinois" car le nombre d'appartements loués sur ces portails est "une goutte d'eau" par rapport au manque de logements dans la capitale.

La métropole allemande est devenue l'une des destinations touristiques phares en Europe mais les hôteliers se plaignent aussi que ces "appartements de vacances" leur occasionnent un manque à gagner conséquent.

Selon un porte-parole du tribunal administratif cité par l'agence allemande Dpa, des dizaines de plaintes ont été déposées depuis le 1er mai par des propriétaires.

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