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08/06/2016 10:51 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

L'industrie du taxi presse le gouvernement d'agir rapidement

QUÉBEC — Accusant le gouvernement d'avoir agi de façon irresponsable dans toute la saga Uber, les représentants de l'industrie du taxi ont présenté, mercredi, un sondage qui leur est favorable pour presser les élus d'adopter le projet de loi 100 d'ici à vendredi.

L'enquête d'opinion commandée à la firme Crop suggère qu'une majorité de répondants souhaite une solution à cet enjeu en juin plutôt que plus tard cet automne. Rappelons qu'en vertu d'un amendement déposé mardi, le gouvernement propose d'attendre 90 jours avant de mettre en vigueur son projet de loi 100 sur le transport rémunéré de personnes qu'il veut faire adopter cette semaine, le temps de discuter d'un projet pilote avec Uber.

En conférence de presse à la Tribune de la presse parlementaire, le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement du l'industrie du taxi (CPCDIT), Guy Chevrette, a affirmé que le sondage avait pour but de démontrer au gouvernement et à l'opposition que la population appuie les chauffeurs de taxi.

On peut y lire que 69 pour cent des répondants appuient les grands principes du projet de loi 100. Chez les jeunes de 18 à 34 ans, l'appui est de 65 pour cent.

De même, 61 pour cent des personnes interrogées veulent régler ce dossier en juin, tandis que 21 pour cent prônent un règlement à l'automne.

Uber a indiqué qu'elle allait continuer ses activités illégales pendant les négociations avec le gouvernement, contrairement à son engagement en commission parlementaire, ce qui a surpris M. Chevrette.

Le porte-parole des taxis a dit avoir tenu pour acquis que le gouvernement allait pourtant agir de façon responsable en exigeant la fin des activités d'Uber. Il estime que le gouvernement a été irresponsable en ayant trop attendu pour régler cette crise.

Le gouvernement, le Parti québécois et Québec solidaire sont tous pour l'adoption rapide du projet de loi d'ici la fin de la session parlementaire vendredi, mais la Coalition avenir Québec, qui s'oppose au projet de loi et qui prend ouvertement le parti d'Uber, veut prendre le temps de l'étudier.

Le sondage en ligne s'est déroulé entre lundi et mercredi. Au total, 1000 questionnaires ont été remplis.