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08/06/2016 01:02 EDT | Actualisé 08/06/2017 01:12 EDT

Frappée de nouveau, Istanbul se recueille et panse ses plaies

Le Premier ministre turc Binali Yildirim doit se recueillir mercredi sur les lieux de l'attentat à la voiture piégée qui a frappé la veille le coeur d'Istanbul, faisant 11 tués, dont 6 policiers.

Des hélicoptères survolaient mercredi matin la plus grande ville de Turquie, secouée depuis le début de l'année par une série d'attaques attribuées aux jihadistes ou aux rebelles kurdes, qui ont plongé le secteur clé du tourisme en crise.

Dans le quartier de Beyazit, près de la station de métro Vezneciler, où s'est produit l'attentat, des bâches et des drapeaux turcs ont été accrochés aux bâtiments pour masquer les dégâts, a constaté une journaliste de l'AFP.

Un cordon policier était toujours en place autour du site de l'explosion, selon cette journaliste. Les employés municipaux ont nettoyé l'essentiel des débris au petit matin, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Une prière en hommage aux victimes de l'attaque à laquelle doit participer le Premier ministre turc est prévue vers 10H00 GMT à la mosquée Fatih, située non loin.

L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais le président turc Recep Tayyip Erdogan a désigné mardi les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Une autre attaque à la voiture piégée attribuée par les médias turcs aux rebelles kurdes a visé mercredi le siège de la police à Midyat, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, faisant plusieurs blessés.

"Ceux qui pensent pouvoir diriger la Turquie à leur guise (...) avec les terroristes agissent en vain", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours mardi soir.

Selon les médias turcs, 36 personnes blessées par l'explosion à Istanbul, dont 5 sont dans un état grave, étaient toujours hospitalisées.

L'interrogatoire de quatre personnes interpellées mardi se poursuit, a rapporté la chaîne d'information NTV.

La très grande majorité des quotidiens turcs consacraient mercredi leur une à l'attentat d'Istanbul, oscillant entre douleur et esprit de vengeance : "Nouvelle embuscade perfide", déplorait Hürriyet; "Nous leur ferons payer", jurait Sabah; "5 bombes en 5 mois", soulignait Cumhuriyet.

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