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08/06/2016 04:18 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016/France - Mandanda: "On a l'obligation d'aller au bout"

"On a l'obligation d'aller au bout" de l'Euro-2016 (10 juin-10 juillet) a martelé mercredi le gardien numéro deux de l'équipe de France Steve Mandanda, arguant que "si on n'a pas cette ambition, on ne joue pas la compétition".

Q: Quelle importance revêt ce premier match piège?

R: "En gagnant, on aborderait très bien la compétition, ce qui serait très bien pour le capital confiance, pour enchaîner derrière. Après en fonction de la physionomie du match, si on reste à 0-0, il y a toujours un risque de prendre un but. Donc il faudra emballer et marquer vite. A nous surtout de maîtriser la rencontre sur 90 minutes."

Q: La pression sera sur vous face aux Roumains. Comment la gérer?

R: "On en est conscient et cette pression est supplémentaire en jouant à domicile. Mais c'est une chance, c'est une pression positive. Il faut se servir de cet engouement autour de nous. La Roumanie n'a pas de grands noms, mais des joueurs performants. Elle a fini meilleure défense des qualifications, ce sera un match compliqué, un peu à l'image de l'Euro-2008 (0-0). Ils vont évoluer en contre, on sait à quoi s'attendre."

Q: Malgré tout n'y a-t-il pas comme un plongeon dans l'inconnu?

R: "On est toujours dans l'inconnu avant un match. On ne sait pas si ce jour-là on sera bien, mais on sait qu'on aura fait ce qu'il fallait pour être dans les bonnes conditions."

Q: La défense a été décimée par les absences de poids, comment fait-on en si peu de temps pour la reconsolider?

R: "On a en effet perdu des éléments importants. Mais le plus important dans cette équipe, c'est le collectif. C'est notre grosse force. On a eu quelques soucis défensifs, mais on a énormément travaillé là-dessus. On est prêt. A partir du moment où tout le groupe tirera dans le même sens, ça ira."

Q: Considérez vous la France comme favorite?

R: "Je ne sais pas, mais on a cette obligation de faire une belle compétition et d'aller au bout. De là nous placer favoris, je ne sais pas, mais on assumera sans problème."

Q: La méthode Coué n'est pas loin...

R: "Mais si on n'a pas cette ambition, on ne joue pas la compétition! On ne sait pas ce qui va se passer, mais au départ on veut la gagner. Il y a des éléments en notre faveur, le fait de jouer à domicile, d'avoir le public avec nous, les derniers matches qui se sont bien passés... On n'est pas les seuls à vouloir gagner l'Euro, on sait que ce sera compliqué, mais on croit en nous."

Q: Comment vivez vous avec ce statut de gardien numéro deux?

R: "Ma manière de voir ce rôle a évolué. Je me prends moins la tête sur ça. Comme tout compétiteur, je préfèrerait jouer, mais je privilégie le collectif plutôt que ma situation personnelle. Mon rôle est particulier car même si je ne joue pas, je pense faire partie des éléments importants de ce groupe, je suis assez écouté. Ça peut se voir comme modérateur, conseiller, pousser un coup de gueule... Mais tout en restant à ma place, car Hugo (Lloris) est le capitaine."

Q: Mais depuis six ans que vous êtes doublure, y a-t-il une lassitude?

R: "Non. Même si on sait qu'on ne jouera pas, ce qui est le plus difficile, on est dans des compétitions de très haut niveau, alors on ne peut pas être lassé d'être en Bleu. C'est une chance, un honneur d'être dans ce groupe, de jouer avec de grands joueurs, d'apprendre."

Propos recueillis en conférence de presse

nip/tba