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08/06/2016 02:47 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016: à Marseille, polémique et flou autour des retransmissions sur les terrasses

La mairie de Marseille a rectifié le tir mercredi après la diffusion d'une note semblant interdire l'installation "d'écrans" et "de comptoirs sur les terrasses", qui a provoqué la colère des patrons de bar à deux jours du coup d'envoi de l'Euro-2016.

"Les comptoirs installés sur les terrasses et servant à la vente d'alcool sont proscrits, de même que les écrans de télévisions situés à l'extérieur", est-il écrit dans une note datée du 25 mai --signée de l'adjointe au maire de Marseille chargée des emplacement publics, Marie-Louise Lota-- distribuée depuis quelques jours par les inspecteurs municipaux.

Alors que plusieurs gérants et patrons de bar ont exprimé leur colère dans la presse locale, Mme Lota a indiqué mercredi à l'AFP qu'il ne s'agissait que "d'une note d'information" destinée à donner des "conseils de sécurité" et non pas d'une interdiction formelle.

L'élue affirme cependant que cette demande émanait de la préfecture de police, et avait été formulée "lors d'une réunion avec (ses) services", précisant qu'elle n'assistait pas en personne à cette réunion.

Elle souligne aussi que la note s'appuyait également sur une instruction interministérielle du 22 février sur "les dispositions en matière de sécurité" concernant l'Euro qui stipule "que les zones +grands écrans+ ne pourront être organisées sur l'espace public ouvert, mais dans des espaces clos et dont l'accès sera contrôlé".

Selon une source proche du dossier, cette instruction interministérielle ne visait par les bars mais concernait les élus qui souhaiteraient organiser des retransmissions sur écran géant pouvant "rassembler plusieurs milliers de spectateurs".

Concernant la possibilité d'installation de comptoirs à l'extérieur, l'adjointe à la sécurité, Caroline Pozmentier, affirme qu'il n'y à pas de problème pour les établissements dont les terrasses respectent "le cadre règlementaire".

L'adjointe à la sécurité affirme que la note de sa collègue "visait à sensibiliser les lieux qui accueillent du public aux enjeux accrus en matière de sécurité".

Du côté de la préfecture de police, on précise que dans le cadre de réunions avec la mairie, il a été simplement demandé d'éviter "des grands attroupements" sur l'espace public.

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