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08/06/2016 10:14 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Etats-Unis: Berian, en conflit avec Nike, privé de compétitions

L'Américain Boris Berian, champion du monde 2016 en salle du 800 m, ne peut plus s'aligner en compétition et pourrait manquer les JO-2016 en raison d'un conflit avec l'équipementier Nike, a indiqué son agent à l'AFP mercredi.

"Nike a entamé une procédure judiciaire contre Boris Berian pour l'empêcher de signer un contrat de partenariat avec un autre équipementier", a indiqué Merhawi Keflezighi, dans un courrier électronique.

"Nike a également déposé une demande d'ordonnance restrictive temporaire destinée à empêcher Boris de participer à des courses avec un équipement autre que celui de Nike", a-t-il poursuivi.

"Cette ordonnance a été validée (mardi), mais nous n'avons pas encore les détails", a précisé l'agent qui a indiqué par ailleurs que Berian ne souhaitait pas s'exprimer publiquement.

Berian avait annoncé en début de semaine sur son compte Twitter qu'il "était d'obligé d'annuler sa participation à plusieurs courses, peut-être même aux sélections olympiques".

"Merci Nike de m'empêcher de courir", avait-il tweeté.

Berian représente à 23 ans une solide chance de médailles pour les Etats-Unis lors des JO-2016 (5-21 août), mais pour aller à Rio, il doit décrocher sa sélection lors des "trials" qui ont lieu du 30 juin au 10 juillet à Eugene (Oregon).

Après l'expiration d'un contrat de courte durée avec Nike en janvier 2016, Berian a rejoint New Balance. Mais son contrat avec Nike donnait au géant américain 180 jours pour lui faire une offre similaire à celle de son nouveau équipementier.

Selon le texte de la plainte de Nike, l'équipementier affirme qu'il "subirait des dommages sérieux, substantiels et irréparables si (Boris Berian) représentait un concurrent".

"Apparemment, moi seul, je peux faire mal à une entreprise qui pèse des milliards de dollars comme Nike", a ironisé Berian qui travaillait encore en 2015 dans un McDonald's de Colorado Springs (Colorado) pour financer sa carrière alors au point mort.

Nike, joint par courrier électronique, n'a pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP.

jr/jcp