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08/06/2016 01:13 EDT | Actualisé 09/06/2017 01:12 EDT

Autriche/présidentielle: l'extrême droite conteste le résultat en justice

L'extrême droite autrichienne (FPÖ), battue de justesse à l'élection présidentielle le 22 mai, a déposé un recours contestant le résultat auprès de la Cour constitutionnelle, a annoncé mercredi la plus haute juridiction du pays.

"Recours déposé contre l'élection présidentielle par Heinz-Christian Strache", le chef du FPÖ, a twitté le porte-parole de la Cour constitutionnelle au dernier jour du délai légal pour contester le résultat du scrutin.

Le candidat du FPÖ, Norbert Hofer, avait recueilli 49,7% des voix face au vainqueur du scrutin l'écologiste Alexander Van der Bellen (50,3%).

Les deux candidats avaient été départagés par les votes par correspondance, dépouillés le 23 mai. En tête à l'issue du dépouillement des urnes dimanche soir, M. Hofer avait finalement été devancé de 30.863 voix, selon les résultats officiels arrêtés le 1er juin.

Le vote par correspondance, qui a représenté 16,7% des suffrages exprimés au second tour, est traditionnellement défavorable à l'extrême droite en Autriche. Le FPÖ conteste notamment ses modalités de dépouillement.

"Avec toutes les irrégularités qui aujourd'hui sont là sur la table, (la correction due au recours) devrait aller au-delà des 30.000 votes", avait estimé samedi M. Strache.

Après sa défaite sur le fil, le FPÖ avait dû demander à ses partisans de modérer leurs propos alors que certains d'entre eux faisaient état d'une manipulation du scrutin et appelaient même à la violence contre M. Van der Bellen, dont ils avaient publié l'adresse sur la page Facebook, très populaire, du chef du FPÖ.

Selon la presse, la police a renforcé la protection de M. van der Bellen après ces commentaires.

Près d'un électeur autrichien sur deux a voté au deuxième tour pour le FPÖ, un des partis de droite radicale les plus puissants électoralement en Europe.

Le FPÖ, qui caracole en tête des sondages pour les législatives depuis plusieurs mois, espère décrocher la chancellerie, le coeur exécutif du pouvoir, lors du prochain scrutin parlementaire prévu au plus tard en 2018.

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