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07/06/2016 12:49 EDT | Actualisé 07/06/2016 12:51 EDT

Une chute libre de 67 pieds en kayak

Radio-Canada.ca

Les pluies diluviennes de la fin de semaine sont loin d'avoir fait le malheur de tous. Un groupe de kayakistes a profité de la hausse subite de la rivière Saut-à-la-Puce, à Château Richer, pour se lancer du haut d'une chute de 67 pieds, un exploit qu'ils réalisent une fois par année depuis 3 ans.

Un reportage de Maxime Corneau

« C'est Noël », lance Charles Arsenault, tout sourire. Le kayakiste dans la vingtaine vient de se jeter du haut du monstre. Il avoue que la cascade n'est pas à la portée de tous.

chute sautàlapuce

La chute Saut-à-la-Puce atteint une hauteur de 67 pieds

« Ça prend des kayakistes de classe 5, qui ont déjà vécu l'aspect vertical », dit-il. Il explique que le défi d'un tel saut est de manœuvrer pour que l'embarcation pénètre dans l'eau avec l'angle parfait. Si le bateau tombe à plat, l'athlète peut se briser le dos. S'il tombe à l'envers, les conséquences peuvent être tout aussi majeures.

« Tout dépendamment de la ligne que va avoir le kayakiste, ça peut être un très bon impact, j'ai quelques cicatrices qui en témoignent », lance Emrick Blanchette, un autre membre du groupe d'athlètes nommé Québec Connection.

Il y a deux ans, lors de sa première descente de la chute, Emrick avait reçu sa pagaie en plein visage ce qui lui laisse aujourd'hui une cicatrice sous le nez.

C'est précisément pour cette raison que plusieurs athlètes lancent leur pagaie lors de la chute. Ils doivent donc esquimauter, redresser leur kayak, sans pagaie après l'atterrissage.

kayak

Certains kayakistes lancent leur pagaie avant l'impact. Billy Thibault sort de la rivière. Sa pagaie s'est brisée dans les mains lors de l'impact et il s'est blessé au visage. « Ça vaut toujours la peine », lance-t-il.

kayak drone

Emrick utilise un drone pour filmer les exploits de son groupe.

La cascade ne se réalise toutefois pas sans prévention. Des secouristes encordés sont postés en amont et aval de la chute et des kayakistes restent à l'eau, prêts à réagir.

Un coordonnateur muni d'une radio assure aussi de déroulement des sauts. La dizaine de passages dans la chute a pris au total plus de deux heures.

Si plusieurs membres du groupe ont, devant la montée des eaux, demandé congé à leur employeur pour ne pas manquer la crue subite, les autres devront patienter à l'année prochaine.

La chute Saut-à-la-Puce n'est praticable généralement qu'une journée par année au moment de la crue printanière et lorsque la pluie gonfle les eaux de la rivière.

secouriste

Un secouriste coordonne les opérations au bas de la chute

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