DIVERTISSEMENT
06/06/2016 01:37 EDT | Actualisé 06/06/2016 01:38 EDT

12e Festival des guitares du monde: une édition «mémorable», dit le président

FESTIVAL DES GUITARES DU MONDE DE L'ABITIBI-TÉMISC

Les organisateurs du Festival des guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue sont très heureux de la réponse du public alors que plus de 20 000 spectateurs ont assisté aux différentes prestations de la 12e édition du festival qui s'est terminée samedi.

Plusieurs grands noms de la musique comme Daniel Lanois et Steve Vai et Tommy Emmanuel, entre autres, ont participé à cette 12e édition. En entrevue à l'émission Des matins en or, le président du Festival, Jean, Royal, parle même d'une édition « mémorable ».

«Cette année, il y a eu une générosité de la part des artistes et les spectateurs en ont profité, croit-il. On a eu tellement de beaux commentaires des gens comme quoi la programmation a été à leur goût. Ils ont été comblés dans tous les styles qu'on a pu leur offrir pendant ces huit jours d'activités.»

Daniel Lanois émeut

Jean Royal cite en exemple Daniel Lanois, avec qui il a pu partager des moments particuliers, sur scène comme en coulisse. Après un concert bien dosé où l'auteur-compositeur-interprète s'est laissé aller tant dans des envolées plus expérimentales au lap steel guitar que dans des interprétations intimes de ses pièces les plus connues tel que Jolie Louise, le producteur qui a notamment travaillé avec Neil Young, Bob Dylan, U2, Peter Gabriel, est allé à la rencontre de ses fans.

«J'ai découvert cet homme qu'on connaissait comme artiste, mais comme personne, [il a] une générosité à couper le souffle. Il s'est carrément livré aux gens de Rouyn-Noranda en allant d'une part du côté du lounge des festivaliers et par la suite au Cabaret [de la dernière chance] vraiment se mêler à la population, rappelle Jean Royal. Les gens ont été surpris de voir ça, c'était quand même assez particulier.»

Une définition large de la guitare

Le président ajoute que c'est dans ce genre de moments inoubliables que le festival trouve sa raison d'être. Pour Jean Royal, il s'agit de créer l'événement en acceptant une définition large de la guitare qui peut se décliner autant à travers le rock, le blues, le country que le classique.

«On se donne comme mission de voir des artistes qu'on ne verrait pas autrement en Abitibi-Témiscamingue. Alors 98 % de notre programmation, c'est ça, des artistes qui ne viendraient pas dans nos salles régulières, explique-t-il. C'est ce qu'on veut, parce qu'on ne veut pas dédoubler [les efforts] des autres événements ou des autres salles de spectacles.»