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05/06/2016 01:57 EDT | Actualisé 06/06/2017 01:12 EDT

Yémen/enfants: la coalition arabe conteste son inscription sur une liste noire de l'ONU

La coalition militaire arabe, opérant au Yémen sous commandement saoudien, a contesté dimanche un récent rapport de l'ONU l'inscrivant sur une liste noire des parties violant les droits des enfants.

"Ce rapport n'est pas équilibré, n'a pas été élaboré sur la base de statistiques fiables et ne sert pas le peuple yéménite", a déclaré le porte-parole de la coalition, le général de brigade saoudien Ahmed Assiri, cité par l'agence de presse officielle saoudienne Spa.

Selon lui, "il induit en erreur l'opinion publique par des chiffres erronés, fournis en grande partie par des sources proches des Houthis", les rebelles chiites en guerre au Yémen contre le gouvernement reconnu internationalement.

La coalition arabe est intervenue militairement en mars 2015 au Yémen en soutien aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Elle oeuvre pour "protéger le peuple yéménite, y compris les enfants, des exactions des miliciens Houthis", a affirmé son porte-parole, citant un programme de 30 millions de dollars, (26,4 millions d'euros) lancé selon lui au Yémen par l'Arabie saoudite en coopération avec l'Unicef.

Dans son rapport annuel sur le sort des enfants victimes de conflits armés en 2015 dans 14 pays, l'ONU a relevé que la coalition dirigée par Ryad était responsable à 60% du bilan de 785 enfants tués et de 1.168 mineurs blessés au Yémen.

Dimanche, le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat a mis en cause le cabinet du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Le nom de la coalition ne figurait pas dans la version initiale du rapport. Il y a été inscrit au dernier moment à l'initiative du cabinet du secrétaire général", affirme en Une Acharq Al-Awsat, en citant "des sources" non identifiées à New York.

Depuis le début de l'intervention de la coalition, la guerre au Yémen entre les forces gouvernementales d'une part, et les rebelles, accusés de liens avec l'Iran, et leurs alliés, les unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président yéménites Ali Abdallah Saleh, de l'autre, a fait plus de 6.400 morts, selon l'ONU.

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