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04/06/2016 14:25 EDT | Actualisé 05/06/2017 01:12 EDT

John Kerry en Mongolie pour saluer une "démocratie courageuse"

Après le vice-président américain Joe Biden et les secrétaires d'Etat James Baker et Hillary Clinton, c'est au tour de John Kerry de visiter la Mongolie dimanche, un "partenaire fantastique des Etats-Unis" et une "démocratie courageuse", selon le département d'Etat.

C'est le premier voyage du chef de la diplomatie américaine à Oulan-Bator, où il doit passer quelques heures dimanche, en provenance de Paris et sur la route de Pékin.

"La Mongolie est un partenaire fantastique des Etats-Unis et une bonne amie", s'est exclamé un haut responsable du département d'Etat, à l'arrivée de M. Kerry dans ce pays indépendant depuis la fin de l'URSS il y a 25 ans, mais dont "le voisinage est très, très difficile".

La Mongolie "dépend de la Russie pour plus des trois quarts" de ses besoins en pétrole et "de la Chine pour quelque 90% de ses échanges commerciaux", a relevé ce diplomate américain en saluant "une démocratie courageuse".

John Kerry doit s'entretenir avec le président mongol Tsakhiagiin Elbegdorj et avec son homologue Lundeg Purevsuren.

Il doit lancer aussi un nouveau programme de l'USAID, l'agence humanitaire et de développement du département d'Etat, et assister à un festival culturel d'équitation, l'activité historique de la Mongolie avec les enfants-jockeys.

Pays d'à peine trois millions d'habitants enclavé entre Russie et Chine, ancien satellite soviétique converti au capitalisme, la Mongolie dispose de colossales ressources minières et de gisements d'or, de cuivre et d'uranium encore largement inexploités, et dont elle est très dépendante.

L'exploitation des ressources minières a permis au pays d'atteindre une croissance de plus de 17% en 2011, mais qui a chuté lourdement depuis pour tomber sous 3% en 2015, à l'unisson de la dégringolade des cours des métaux et de la fuite des capitaux.

Le géant anglo-australien Rio Tinto, l'un des principaux investisseurs dans le pays, a particulièrement pâti de la montée des tensions nationalistes dans la population mongole, inquiète de l'essor des firmes étrangères et des dégâts environnementaux causés par le secteur minier.

Sous pression, Oulan-Bator avait adopté en 2012 une loi encadrant drastiquement les investissements dans les secteurs "stratégiques". Les investissements directs étrangers s'étaient aussitôt effondrés.

Le Parlement a finalement annulé la loi controversée, et Rio Tinto et Oulan Bator ont enterré la hache de guerre au printemps 2015. Rio Tinto a annoncé en mai le début prochain des travaux d'expansion de la mine géante d'or et de cuivre d'Oyu Tolgoï, projet colossal nécessitant un investissement de 5,3 milliards de dollars.

Le diplomate américain a regretté le manque de "transparence" d'un projet qui "a avancé très, très lentement".

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