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04/06/2016 11:10 EDT | Actualisé 05/06/2017 01:12 EDT

Bahreïn: 11 évadés repris, 6 toujours en cavale

Les forces de sécurité à Bahreïn ont repris samedi 11 des 17 détenus qui s'étaient évadés la veille d'un centre pénitentiaire à l'est de la capitale Manama, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Ces détenus avaient réussi à s'évader vendredi soir de la prison d'Al-Hadd, selon ce communiqué publié au terme d'une réunion consacrée à l'évasion et présidée par le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached Ben Abdallah Al-Khalifa.

La chasse à l'homme lancée par les forces de sécurité a permis de reprendre 11 évadés et d'arrêter 5 de leurs complices, a indiqué le ministère, qui a ajouté que les six autres fugitifs, des jeunes de 20 et 21 ans, étaient toujours recherchés.

Le ministère n'a pas précisé les charges pesant sur ces détenus et il n'était pas clair dans l'immédiat si ce sont des criminels de droit commun ou des prisonniers politiques.

Nombre de dissidents membres de la majorité chiite de ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite ont été arrêtés et condamnés ces dernières années.

Plus tôt dans la journée, des médias bahreïnis affirmaient qu'une vingtaine de détenus s'étaient évadés du centre pénitentiaire d'Al-Hadd.

"Ils ont réussi à s'emparer d'un bus pour s'enfuir après avoir agressé des gardiens et des policiers, blessant certains d'entre eux", disait le quotidien Akhbar Al-Khaleej.

Les forces de sécurité ont établi plusieurs points de contrôle à l'entrée et à la sortie de l'île de Mouharraq, sur laquelle se trouve la prison.

Siège de la Ve Flotte américaine, Bahreïn est secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en février 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame des réformes politiques et une véritable monarchie constitutionnelle.

Ces dernières années, des dizaines de personnes, dont des opposants, ont été jugées et condamnées à de lourdes peines de prison, et pour certains à la déchéance de leur nationalité, notamment pour violences ou critiques contre le pouvoir.

Lundi, le chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, avait été condamné en appel à neuf ans de prison pour incitation à la désobéissance et complot contre l'Etat, un jugement plus dur que les quatre ans de prison prononcés en première instance.

bur/tm/bpe

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