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02/06/2016 04:40 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:12 EDT

ONU: les largages d'aide en Syrie ne sont pas "imminents"

Les largages d'aides à des localités assiégées en Syrie ne sont pas "imminents", a estimé jeudi l'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, alors que Londres et Paris mettent la pression sur l'ONU pour une intervention rapide.

"Tant que le Programme alimentaire mondial n'a pas encore finalisé ses plans, je ne pense pas qu'il y ait quelque chose d'imminent, mais je pense que le processus qui conduira aux largages a déjà commencé", a déclaré M. Ramzy aux médias, à l'issue d'une réunion à Genève du groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie.

Le mois dernier, les 20 pays du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) avaient fixé le 1er juin comme dernier délai pour que des convois puissent avoir accès aux villes assiégées, sans quoi l'ONU procèderait aux largages.

Le Programme alimentaire mondial "est en train de finaliser ses plans", a assuré M. Ramzy.

Ces opérations devront se faire par avion depuis de très hautes altitudes, comme c'est le cas déjà à Deir Ezzor (ville dans l'est contrôlée par le groupe jihadiste Etat islamique), ou bien par hélicoptère dans les zones urbaines densément peuplées, a détaillé M. Ramzy.

Du fait de la complexité de ces opérations, qui impliquent d'emprunter les voies aériennes habituellement utilisées par les avions commerciaux, l'ONU a besoin du feu vert du gouvernement syrien pour aller de l'avant, a-t-il expliqué.

Depuis le début de la révolte contre le régime de Damas en mars 2011, la guerre a fait plus de 270.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes. Alors que la trêve est régulièrement violée depuis fin avril, les pourparlers de paix sont au point mort.

Jeudi, le groupe de travail sur l'accès humanitaire, qui regroupe les membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), ont décidé d'ajouter Al-Waer, quartier rebelle de la ville de Homs, à leur liste des zones assiégées en Syrie.

Au total, l'ONU considère donc désormais que quelque 592.700 personnes vivent dans 19 zones ou localités assiégées.

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