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02/06/2016 14:21 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:12 EDT

Messi faisait confiance à son père

Au troisième jour de son procès pour fraude, jeudi à Barcelone, Lionel Messi a dit avoir signé des documents sans vraiment les lire parce qu'il avait confiance en son père et aux conseillers responsables de la gestion de ses finances.

L'étoile argentine a nié avoir connaissance des questions fiscales qui ont mené au dépôt d'accusations contre lui. « Je ne savais rien, a déclaré Messi lors de son témoignage. Mon seul souci était le soccer. »

Vêtu d'un complet foncé et d'une cravate, Messi était assis à côté de son père, face au juge. Il a écouté d'autres témoignages pendant près de quatre heures avant d'être appelé à son tour pour donner sa version des faits.

La vedette du FC Barcelone a paru impatiente parfois, regardant vers le plancher et tentant d'étirer ses jambes. Son pied gauche, si indispensable sur le terrain de soccer, sautillait continuellement sous sa chaise.

Témoignant pendant moins de 15 minutes, Messi a dit n'avoir jamais soupçonné quelque mauvaise intention, que ce soit lorsque son père lui demandait d'apposer son nom au bas de contrats ou de documents.

« J'ai signé ce qu'il me demandait de signer parce que j'avais confiance en mon père, a assuré Messi. Je faisais confiance en mon père, et les avocats disaient que je pouvais (signer les documents). »

Messi a aussi affirmé qu'il ignorait qu'une partie de ses revenus transitait par des sociétés créées dans des pays comme l'Uruguay, la Suisse et le Bélize. Selon les autorités, ces décisions visaient à réduire le fardeau fiscal du joueur de soccer en Espagne.

« Tout ce que je sais, c'est d'avoir signé des contrats pour lesquels j'étais payé pour de la publicité, me faire photographier et des choses du genre, a expliqué Messi. Mais j'ignorais comment cet argent arrivait et où il allait. »

Lors de son témoignage, le père de Messi, Jorge Horacio Messi, a répété que son fils ne connaissait pas les détails de ses contrats ou les structures mises sur pied dans d'autres pays afin de gérer ses revenus issus des droits à l'image.

« Je ne pensais pas que c'était nécessaire de tout lui dire », a déclaré le paternel.

Messi et son père font face à trois chefs d'accusation de fraude évaluée à 4,1 millions d'euros (4,5 millions $ américains) à l'endroit du fisc espagnol, entre 2007 et 2009.

S'ils sont reconnus coupables, ils pourraient être condamnés à près de deux ans de prison.

Il est peu probable qu'ils soient incarcérés, mais ils pourraient se voir infliger des amendes et être privés d'éventuels avantages fiscaux. Les deux hommes nient toute malversation, et l'argent dû a déjà été remboursé.

Le procès devrait se terminer vendredi et un verdict est attendu la semaine prochaine.