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02/06/2016 02:24 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:12 EDT

Lionel Messi témoigne en cour pour fraude fiscale

L'icône argentine du ballon rond, Lionel Messi, est devant la cour aujourd'hui pour répondre à une accusation de fraude fiscale à Barcelone, en Espagne, là où il mène sa brillante carrière sportive. Messi est accusé d'avoir orchestré un montage financier impliquant sept entreprises domiciliées dans quatre pays - le Belize, l'Uruguay, la Suisse et le Royaume-Uni - afin de soustraire six millions de dollars au fisc espagnol entre 2007 et 2009.

Messi et son père auraient créé des sociétés-écrans pour dissimuler des revenus du joueur étoile qui soutient, pour sa défense, que c'était son père qui gérait ses finances et que lui-même n'était au courant de rien.

Bien que la justice espagnole n'enquête que sur la fraude présumée couvrant la période de 2007 à 2009, l'histoire remonte à 2005 lorsque la famille Messi - conseillée par l'ancien agent de la vedette internationale, Rodolfo Schinocca - a cédé les droits à l'image du joueur de soccer à la société Sports Consultants, basée au Belize. Le pays était considéré comme un paradis fiscal à cette époque.

Constituée au nom de la mère de Messi, Celia Cuccittini, la société Sports Consultants oeuvraient avec deux autres entreprises situées au Royaume-Uni et en Suisse. Des revenus de Messi transitaient par les deux sociétés situées en Europe avant d'être transférés au Belize.

Le stratagème a duré deux ans, soit jusqu'à ce que les Messi mettent un terme à leur relation d'affaires avec Schinocca, tout en l'accusant de les avoir arnaqués en détournant des revenus de l'athlète.

La famille Messi s'est alors tournée vers l'Uruguay pour y créer une nouvelle société. Tout comme au Belize auparavant, les rendements des sommes transférées en Uruguay échappaient à l'impôt.

Amorcé en 2007, le nouveau montage comprenait quatre entreprises, dont Jenbril, basée en Uruguay, et dont le seul actionnaire était le père de Messi, Jorge Messi. Ce dernier touchait une commission à titre d'agent de son fils.

Le joueur de soccer aurait ainsi soustrait au fisc les sommes de ses droits à l'image qui incluaient des contrats avec Adidas, Danone, Konami, Protctor & Gamble, Telefonica et l'académie de soccer Aspire.

Lionel Messi, dont la fraude présumée est estimée à six millions de dollars par le fisc espagnol, a remboursé les sommes en cause avec les intérêts sur les retards des versements. Les intérêts s'élèveraient à quelque 7,3 millions de dollars.

Lionel Messi, tout comme son père, risque une amende équivalente aux sommes dissimulées au fisc et une peine de 22 mois de prison.