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02/06/2016 06:48 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:12 EDT

Le Nigérian Mohammed Barkindo nommé nouveau secrétaire général de l'Opep

Le Nigérian Mohammed Barkindo a été nommé jeudi secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a annoncé ce cartel qui n'a fixé aucun nouveau plafond de production.

M. Barkindo, qui succède au Libyen Abdallah el-Badri, en poste depuis 2007, prendra ses fonctions le 1er août 2016 pour une durée de trois ans. Il a déjà occupé ce poste en tant que suppléant en 2006.

"Nous avons finalement sélectionné le secrétaire général, ce qui est bien", s'est félicité le ministre saoudien de l'Énergie Khaled al-Faleh à sa sortie de la réunion semestrielle à Vienne des ministres de l'Opep.

Mohammed Barkindo, un ancien dirigeant de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), est "hautement qualifié et respecté", a-t-il ajouté.

"Nous avons eu un vraiment très bon consensus sur le secrétaire général", a commenté de son côté le ministre émirati de l'Énergie Suhail al-Mazroui.

Les dissensions régnant au sein de l'Opep avaient empêché jusqu'à présent ses membres de s'entendre sur un successeur à Abdallah el-Badri, qui devait à l'origine quitter ses fonctions en 2012 au terme d'un deuxième mandat, depuis prolongé.

Par ailleurs, M. Abdallah el-Badri, auquel on demandait le plafond de production actuel du cartel, a répondu qu'il était "vraiment difficile" de donner un chiffre. Mais le volume actuel "est raisonnable pour le marché. Le marché l'accepte", a-t-il jugé.

"La Conférence a observé que, depuis la dernière réunion de décembre 2015, les prix du pétrole brut ont grimpé de plus de 80%, l'offre et la demande convergent", ce qui prouve que "le marché est engagé dans un processus de rééquilibrage", a expliqué l'Opep pendant une conférence de presse à l'issue de sa réunion.

Cette organisation a toutefois fait remarquer dans son communiqué qu'elle était préoccupée par "le niveau très bas d'investissement prévalant actuellement dans l'industrie pétrolière".

"Les producteurs, que ce soit au sein ou non de l'Opep, et les consommateurs sont convaincus qu'un prix juste est nécessaire pour tout le monde afin d'obtenir un retour sur investissement raisonnable et investir dans l'industrie", a insisté Abdallah el-Badri.

Les 13 pays du cartel, qui produisent environ un tiers du brut mondial, ont pompé quelque 32,3 millions de barils par jour au premier trimestre 2016, tandis que la production saoudienne a atteint à elle seule 10,13 millions de barils par jour de janvier à avril (+3,5% sur un an).

L'Opep a en outre annoncé qu'elle avait décidé d'approuver l'admission en son sein du Gabon, qui sera effective à compter du 1er juillet 2016.

De plus, elle a salué l'accord conclu en décembre dernier à la Cop 21 à Paris, car "nous sommes aussi préoccupés que les autres par les défis lancés à l'environnement et par le réchauffement climatique".

"Les pays membres sont engagés dans le soutien du développement durable et réalisent l'importance d'oeuvrer continuellement à améliorer l'empreinte environnementale du pétrole".

jra/bds