NOUVELLES
02/06/2016 05:44 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:12 EDT

GB: pour Corbyn, la menace c'est le gouvernement conservateur, pas l'UE

Les Britanniques ont plus à souffrir de leur gouvernement conservateur que de leur appartenance à l'Union européenne, a déclaré jeudi le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, qui fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

"La menace pour le peuple britannique n'est pas l'Union européenne, la menace c'est le gouvernement conservateur, ici au Royaume-Uni", a-t-il déclaré lors d'un discours devant des militants à Londres.

"Un vote pour sortir (de l'UE lors du référendum du 23 juin, ndlr) signifierait que le gouvernement conservateur se chargerait de négocier la sortie du Royaume-Uni (et) nous ne pouvons pas compter sur lui pour protéger les droits de millions de travailleurs", a-t-il ajouté, estimant qu'"une négociation du Brexit conduite par les conservateurs constituerait un désastre pour la majorité des Britanniques".

Le leader du principal parti d'opposition britannique s'est vu reprocher par une frange de son propre mouvement une certaine tiédeur dans son soutien au maintien dans l'UE. Eurosceptique dans l'âme, M. Corbyn avait voté contre l'appartenance de son pays à la Communauté économique européenne (CEE) lors du référendum de 1975.

Jeudi, il a souligné que l'UE avait besoin de réformes mais a salué ses apports dans les domaines de la protection de l'environnement et des droits des consommateurs et ajouté que le Royaume-Uni devait y rester pour avoir son mot à dire sur les politiques à l'oeuvre sur le continent.

"Le Royaume-Uni sera plus fort si nous coopérons avec nos voisins pour faire face aux défis ensemble. L'Europe doit changer (...) mais ces changements ne pourront être conduits qu'en travaillant avec nos alliés. Au final il faut rester et réformer pour construire sur ce que l'Europe a fait de meilleur", a-t-il expliqué.

Il a aussi défendu la liberté de circulation des citoyens au sein de l'UE, alors que les partisans d'un Brexit veulent mettre un coup d'arrêt à l'immigration en provenance du continent.

"Nous ne voulons pas d'une fermeture des frontières. Pas pour les Européens qui veulent venir ici et dont des dizaines de milliers travaillent pour le (service public de santé) NHS. Et pas non plus pour les Britanniques qui veulent tenter leur chance en Europe", a-t-il déclaré.

str-pn/oaa/jl