NOUVELLES
01/06/2016 03:00 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Terrorisme: Berlin veut améliorer l'échange international d'informations

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi pour améliorer la lutte contre le "terrorisme", favorisant l'échange d'informations entre services de renseignement et l'identification des utilisateurs de portables prépayés.

"Existe-t-il des failles de sécurité contre lesquelles nous pourrions faire plus afin de mieux protéger notre population ?" s'est interrogé le gouvernement allemand après les attaques d'Istanbul, de Paris et de Bruxelles.

"Le résultat de ces réflexions est ce projet de loi que le gouvernement fédéral a adopté sur ma proposition", a expliqué M. de Maizière, lors d'un point de presse, à Berlin.

L'une des principales mesures de ce projet vise à améliorer le "partage des savoirs" entre les services allemands de renseignement et leurs homologues.

"Les organisations terroristes sont internationalement connectées (...) il faut aussi que les services de renseignement, mieux que ça n'est le cas aujourd'hui, se connectent internationalement", a souligné le ministre.

"Avec cette loi, nos services de renseignement ont la possibilité de construire des (bases de) données communes avec nos partenaires européens et de l'Otan, et vont pouvoir mieux appréhender des éléments comme les voyages et mouvements, la participation à des combats ou d'éventuels projets d'actes délictueux après le retour de zones de combat", a-t-il détaillé.

L'un des autres objectifs du projet est de mieux sécuriser l'identification des utilisateurs de portables prépayés, ce qui constitue aujourd'hui en Allemagne une "importante faille sécuritaire".

"Aujourd'hui quand vous achetez un téléphone avec une carte prépayée, vous pouvez faire ça dans n'importe quelle droguerie (...) et vous pouvez acheter en vous appelant Donald Duck", a déploré le ministre.

Le projet doit obliger les fournisseurs "à s'informer sur ceux qui achètent ces portables en s'appuyant sur une pièce d'identité fiable", a expliqué le ministre, soulignant que les discussions avec les opérateurs devaient avoir lieu "dans les prochains mois".

elr/alf/at