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01/06/2016 00:10 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Tata Steel finalise la vente de ses activités acier long au Royaume-Uni et en France

Le géant indien de la sidérurgie Tata Steel a annoncé mercredi avoir bouclé la vente de ses activités d'acier long au Royaume-Uni et en France mais est resté silencieux sur le reste de ses affaires britanniques pour lesquelles il cherche un repreneur.

Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir terminé le processus de cession de ses activités acier long en Europe au fonds britannique Greybull Capital, dont le principe avait été annoncé à la mi-avril pour la somme symbolique d'une livre.

Cette division compte une usine en France, à Hayange (Moselle), avec 400 employés, un complexe en Angleterre à Scunthorpe (Yorkshire) employant près de 3.400 personnes et d'autres activités sidérurgiques dans le nord de l'Angleterre comptant un millier d'employés.

Au total, 4.800 employés vont donc passer sous le giron de Greybull Capital qui va rebaptiser cette activité "British Steel", soit le nom que portait la société nationale de la sidérurgie britannique privatisée à la fin des années 1980 sous Margaret Thatcher.

Le fonds avait promis en avril qu'il allait consacrer 400 millions de livres (525 millions d'euros) à un plan d'investissements et de financement de cette entreprise.

Tata Steel n'a en revanche fourni aucune précision sur sa recherche de repreneurs pour le reste de ses activités britanniques qui emploient 12.000 personnes dans le pays, dont environ 4.100 à Port Talbot, au Pays de Galles. Il a annoncé au début du printemps vouloir s'en défaire faute de pouvoir les rentabiliser face à l'afflux sur le marché européen de masses d'acier à prix cassé importé de Chine.

Le conseil d'administration du groupe indien s'est réuni mercredi 25 mai à Bombay mais, contrairement à ce qui était attendu, le groupe n'a communiqué aucune liste des repreneurs qu'il considèrerait comme les plus sérieux. Début mai, il avait évoqué le chiffre de sept repreneurs potentiels.

"Nous ne nous sommes fixé aucune date limite pour conclure" cette vente, a expliqué mercredi un porte-parole du groupe à l'AFP à ce sujet. "Nous étudions toujours les offres soumises et nous ferons part publiquement de notre décision dès que nous aurons du nouveau".

Accusé de n'avoir pas protégé autant que nécessaire l'industrie sidérurgique du pays, le gouvernement britannique s'est dit prêt à partiellement nationaliser ces activités pour aider l'éventuel repreneur choisi. Il a expliqué être prêt à prendre jusqu'à 25% des parts de ces activités rachetées à Tata Steel.

La décision du groupe indien de se défaire de ses affaires britanniques a provoqué une onde de choc au Royaume-Uni, pays où l'acier occupe une place à part dans les coeurs depuis la Révolution industrielle.

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