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01/06/2016 12:29 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Syrie: réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU vendredi

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion d'urgence vendredi sur la Syrie pour décider si des largages d'aide humanitaire doivent être effectués après que le régime de Damas a autorisé des convois humanitaires à accéder à deux villes assiégées.

L'ambassadeur de Russie auprès de l'ONU Vitali Tchourkine a estimé que l'arrivée de ces convois était un pas positif et a suggéré de suspendre pour l'heure un projet de largage d'aide humanitaire par avion sur les cités isolées.

A l'inverse, l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a demandé cette réunion d'urgence du Conseil pour évoquer les possibilités d'accès aux villes assiégées par des convois humanitaires et pour demander que ces largages, décidés le mois dernier par les 20 pays du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG), aient lieu comme prévu.

"C'est trop peu, trop tard", a regretté M. Rycroft. "Je pense qu'on doit s'en tenir à ce qu'a décidé l'ISSG, qui est que dans ce scénario il faut des largages d'aide humanitaire".

L'ISSG avait fixé le 1er juin comme dernier délai pour que des convois puissent avoir accès aux villes assiégées, sans quoi les Nations unies procéderaient à des largages d'aide humanitaire.

Un convoi humanitaire est entré mercredi à Daraya, le premier depuis le début du siège imposé en novembre 2012 par le régime à cette ville rebelle de la province de Damas, mais l'aide n'inclut pas de nourriture au grand désespoir des habitants affamés.

La ville de Moadamiyeh a également reçu une aide humanitaire pour la première fois depuis le mois de mars.

Selon l'ONU 592.000 personnes vivent dans des villes assiégées, principalement par les forces du régime de Damas, et 4 millions sont dans des zones difficiles d'accès.

Les négociations de paix pour mettre fin au conflit syrien, qui fait rage depuis cinq ans, sont au point mort depuis le mois d'avril après que l'opposition a quitté la table des négociations en raison de l'escalade des combats sur le terrain et du manque d'aide humanitaire.

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