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01/06/2016 03:41 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Ryanair raille l'épisode de la "chemise arrachée" d'Air France

La compagnie à bas coûts Ryanair, poursuivie en Norvège pour ses pratiques controversées, a contre-attaqué mercredi en se moquant de l'épisode de la "chemise arrachée" d'Air France, signe selon elle que c'est chez ses rivales que règne le "chaos" social.

"Voici nos splendides personnels de cabine dans des uniformes dessinés en partie par eux-mêmes", a déclaré lors d'un point de presse le directeur commercial de la low-cost irlandaise, David O'Brien, en pointant la photo d'un équipage de Ryanair tiré à quatre épingles.

"Voici le directeur d'Air France à Paris dans un uniforme largement réalisé par les employés d'Air France", a-t-il ensuite ironisé en désignant un autre cliché montrant le responsable de l'activité long courrier, Pierre Plissonnier, avec sa chemise en lambeaux après une confrontation avec des salariés mécontents le 5 octobre.

En Norvège pour annoncer la fermeture d'une base en réaction à l'instauration d'une nouvelle taxe sur les voyages aériens, M. O'Brien répondait à une question sur un conflit judiciaire qui l'oppose à une ex-hôtesse de l'air dans le pays scandinave.

"Si vous comparez les deux (photos), vous devez vous interroger: où sont la paix et l'harmonie professionnelles? Et où règnent le chaos et l'anarchie?", a fait valoir M. O'Brien, en évoquant aussi les grèves annoncées chez Air France et celles récentes chez SAS et Lufthansa.

"Je n'accepterais pas un emploi chez Air France s'ils me payaient 20 fois plus que ce que je reçois" aujourd'hui, a-t-il affirmé.

De nationalité italienne mais basée sur l'aéroport norvégien de Rygge jusqu'à son renvoi, l'ex-hôtesse Alessandra Cocca poursuit Ryanair pour licenciement abusif, arguant qu'elle avait été congédiée avant la fin de sa période d'essai après qu'elle eut signalé que son chef de cabine sentait l'alcool lors d'un vol.

Ryanair estime pour sa part que l'affaire doit être jugée en Irlande, pays où elle est enregistrée, et relève du droit irlandais. La compagnie a perdu sur le premier point et la Cour suprême norvégienne doit encore se prononcer sur le second.

Le procès d'adhérents de la CGT soupçonnés d'être derrière l'incident de la "chemise arrachée" de M. Plissonnier et du directeur des ressources humaines Xavier Broseta a quant à lui été renvoyé aux 27 et 28 septembre.

phy/gab/ros

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