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01/06/2016 10:01 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Russie: l'opposant Khodorkovski présente ses candidats pour les élections législatives

L'opposant et ancien oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, en exil à Londres, a présenté mercredi les candidats qu'il soutiendra lors des législatives de septembre, dénonçant "la politique de la terre brûlée" menée par le Kremlin sur la scène politique russe.

"Je suis fier que dans notre pays, malgré la politique de la terre brûlée menée par nos autorités, nous ayons trouvé des jeunes gens politisés capables de se porter candidat", a déclaré par vidéoconférence Mikhaïl Khodorkovski, en exil à Londres après avoir passé près de dix ans dans les camps de détention russes.

"Notre projet ne s'arrête pas aux élections du 18 septembre. Un nombre considérable de gens ici arriveront au pouvoir, je n'en ai aucun doute", a-t-il poursuivi.

M. Khodorkovski, qui avait initialement promis après sa libération il y a deux ans de ne plus se mêler de politique, a depuis fondé un mouvement pro-européen, Open Russia (Russie Ouverte) et s'est dit prêt à briguer un jour la présidence de la Russie.

Son mouvement présentera 19 candidats aux élections législatives russes et cinq aux élections du conseil municipal de Saint-Petersbourg (nord-ouest), la deuxième ville de Russie.

"Ce sont les visages de l'avenir de la Russie et connaissant ces gens depuis longtemps, je peux dire que j'aime ces visages bien plus que ce que je vois sur les écrans de télévision", a poursuivi Mikhaïl Khodorkovski.

Vladimir Kara-Mourza, un responsable d'Open Russia, a estimé au cours d'une conférence de presse que les Russes se plaignaient souvent du manque d'alternative lors des élections, ajoutant que ce projet était "un pas vers la création de cette alternative".

C'est aussi "une possibilité pour les candidats de gagner en expérience politique", a-t-il déclaré.

Mikhaïl Khodorkovski, qui avait affiché des ambitions politiques, a été arrêté en 2003 et a passé près de dix ans en prison pour "vol par escroquerie à grande échelle" et "évasion fiscale", avant d'être gracié en 2013 par le président Vladimir Poutine à la veille des JO d'hiver de Sotchi.

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