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01/06/2016 01:06 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

NBA - Finale: Golden State-Cleveland, confirmation ou revanche?

Pour la deuxième année consécutive, la finale NBA qui débute jeudi oppose Golden State et Cleveland, mais Stephen Curry et ses coéquipiers vont affronter une toute autre équipe qu'en juin 2015: les Cavaliers ne se résument plus au seul LeBron James.

La logique a été respectée: les deux meilleures équipes des conférences Est et Ouest à l'issue de la saison régulière vont s'affronter, au meilleur des sept matches, pour le titre.

Mais contrairement à ce que beaucoup avait anticipé, Golden State, champion en titre qui a réalisé la meilleure saison régulière de l'histoire avec ses 73 victoires en 82 matches et collectionné les records et faits de gloire, ne s'est pas promené jusqu'à la finale, quand Cleveland a outrageusement dominé son sujet et ses adversaires, Détroit (4-0), Atlanta (4-0) et Toronto (4-2).

Les Cavaliers, dominés par les Warriors lors de la finale 2015 (4-2), sont très attendus par toute une ville qui attend un titre de champion de l'une de ses trois équipes professionnelles depuis 1964.

"Notre ville mériterait ce titre, nos supporteurs aussi, mais cela ne nous donne aucun droit, il faudra se battre et réussir de gros matches", a souligné LeBron James.

La star de Cleveland qui va disputer à 31 ans sa sixième finale de suite, une première depuis 50 ans en NBA, sent que 2016 peut être l'année de Cleveland.

- 'Forcément différente' -

"Cette finale sera forcément différente de celle de 2015. Cette année, l'équipe arrive en pleine forme, je me sens très bien", a prévenu "King James" qui avaient pourtant fini la finale 2015 avec des statistiques éblouissantes (35,8 points, 13,3 rebonds et 8,8 passes par match), mais les mains vides pour la deuxième année consécutive.

"L'an dernier, Kevin (Love) était blessé et Kyrie (Irving) enchaînait les pépins, je n'ai pas vraiment apprécié la finale de l'année dernière", a rappelé le double champion NBA et quadruple MVP qui aborde cette finale avec 24,6 points marqués et 8,6 rebonds captés par match.

Avec James au sommet de son art, Love (17,3 pts et 9,6 rbds par match) et Irving (24,3 pts et 5,1 passes par match) épargnés par les blessures, le "Big Three" de Cleveland n'a aucun complexe à faire, d'autant que J.R. Smith et Channing Frye ont haussé leur niveau depuis le début des play-offs.

Mais la profondeur de banc de Golden State est sans équivalent en NBA. Du coup, la franchise d'Oakland est à nouveau favorite, même si elle est passée tout près de l'élimination en finale de la conférence Ouest, l'équivalent des demi-finales, face à Oklahoma City.

- 26,7 points par match pour Curry -

Golden State a été mené trois victoires à une par le Thunder, avant de retrouver son basket et d'enchaîner trois succès de suite pour espérer réussir le "back to back" et décrocher le cinquième titre NBA de son histoire.

Longtemps méconnaissable après des blessures à une cheville et à un genou qui l'ont perturbé en début des play-offs, Curry a sorti son équipe d'un mauvais pas face à OKC en retrouvant son efficacité à trois points.

"Depuis deux matches, il est redevenu le +Steph+ qu'on connaît", a confirmé, avec appétit, son entraîneur Steve Kerr.

"Se qualifier pour la finale a été compliqué, on apprécie d'autant plus d'avoir cette chance pour la deuxième année de suite, il ne nous manque plus que quatre victoires pour conserver notre titre", a rappelé Curry qui tourne à 26,7 points par match depuis le début de la phase finale.

Même s'ils ont battu les Cavaliers à deux reprises en deux confrontations cette saison, les Warriors se méfient: "Ils jouent bien, et même de mieux en mieux, depuis le début des play-offs, mais on est prêt, mais la priorité absolue est de bien débuter cette finale à la maison", a prévenu le double MVP en titre.

js/jr/mam