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01/06/2016 05:42 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Ligue de diamant/Rome: le demi-fond et l'Afrique sous les projecteurs

Le demi-fond est à l'honneur jeudi à la réunion de Rome, cinquième étape de la Ligue de diamant, avec en têtes d'affiche l'Ethiopienne Almaz Ayana, la championne du monde du 5000 m, et la patrouille au grand complet des steeple-chasers kényans.

Capable de changements de rythme à couper le souffle, Ayana a dans les jambes le record du monde (14:11.15), propriété de sa compatriote Tirunesh Dibaba.

Pour preuve sa déception le 22 mai à Rabat, où elle venait dans le vent d'échouer à cinq secondes (14.16.31) de la référence planétaire.

Abandonnée trop tôt par le lièvre de service, la jeune femme, originaire d'une province frontalière du Soudan à majorité musulmane, avait averti après cette tentative ratée: "Je suis sûre de pouvoir battre ce record lors d'une de mes prochaines courses."

Dans le panorama actuel, il n'existe pas d'athlète assez forte pour se sacrifier et piloter Ayana jusqu'au troisième kilomètre.

- L'Afrique du Sud à l'honneur -

Chez les messieurs, le train des steeple-chaseurs kényans est impressionnant: les quatre premiers des Mondiaux-2015 sont engagés, dont Ezekiel Kemboi, le quadruple champion du monde et le double médaillé d'or aux JO (2004 et 2012).

Mais, autant de cracks issus de différentes écuries exclut une tentative officielle contre le record du monde (7:53.63), qui remonte à 2004 par le Qatari d'origine kényane Saif Saeed Shaheen.

"Cela va quand même aller vite, peut-être sous les huit minutes", pronostique Gianni De Madonna, manager de Jairus Kipchoge Birech. Mais plus que son protégé ou Kemboi, le manager désigne logiquement comme favori le jeune (21 ans) Conseslus Kipruto, maître du jeu à Doha puis à Rabat.

L'Afrique du Sud est doublement à l'honneur avec Caster Semenya, la championne du monde 2009 du 800 m, et Wayde Van Niekerk (400 m).

Le nouveau roi du tour de piste est aussi le décathlonien du sprint, seul homme à afficher moins de 10 secondes au 100 m (9.98), sous les 20 sec au 200 m (19.94) et les 44 sec sur 400 m (43.48).

La lumière sur l'Afrique, cela ne déplaît pas au sprinter US et ex-dopé Justin Gatlin, désolé néanmoins que les médias jouent sur le seul registre de ses zones d'ombre.

- 'Mauvais garçon' -

"Ils ont besoin d'histoires à sensations pour être créatifs et ils me décrivent souvent comme un mauvais garçon. C'est parfois douloureux, pour moi et pour mes proches", a souligné en conférence de presse le New- Yorkais, en quête d'un quatrième succès consécutif sur 100 m au stade olympique.

"J'ai encore un petit problème à une cheville entre les 50 et 70 m, quand je recherche le maximum de vitesse, mais c'est en voie de résolution", a expliqué Gatlin, qui renouera avec le 200 m lors des sélections américaines dans un mois à Eugene (Oregon).

Invaincue depuis sa 2e place aux Jeux de Londres, en août 2012, la triple-sauteuse colombienne Caterine Ibargüen n'a pas de problème d'image, heroïne de toute l'Amérique du Sud. Ce sont plutôt les jeunes qui peuvent l'inquiéter.

"Elles sont déjà très au point (la Vénézuélienne Yulimar Rojas, récente championne du monde en salle, et la Cubaine Liadagmis Povea, également présentes à Rome, ndlr), mais j'essaie de me concentrer sur mon travail et améliorer ma technique", explique Ibargüen, âgée de 32 ans.

asc/mam