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01/06/2016 06:51 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Les boîtes noires, indispensables pour comprendre un crash

Les "boîtes noires", qui enregistrent toutes les données d'un vol, y compris les conversations dans le cockpit, révèlent des informations cruciales et des axes d'enquêtes pour déterminer les causes d'un accident aérien.

La Marine française a détecté mercredi le signal de l'une des boîtes noires du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir, qui s'est abîmé en Méditerranée il y a 12 jours, mais il faudra attendre au moins une semaine avant de pouvoir les repêcher et espérer éclaircir le mystère de ce crash.

Le délai pour exploiter les boîtes noires, appelées FDR (Flight Data Recorder) et CVR (Cockpit Voice Recorder), dépend avant tout de leur état.

L'enregistreur de voix, qui fonctionne comme un magnétophone, contient jusqu'à deux heures de conversation: voix du commandant de bord et du copilote, communications entre le cockpit, le chef de cabine et les hôtesses/stewards, mais aussi bruits d'ambiance dans l'avion.

L'autre boîte de l'appareil (FDR) enregistre seconde par seconde tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol: vitesse, altitude, augmentations de puissance moteur, inclinaisons, variations de vitesse, trajectoire, etc.

Grâce aux boîtes noires, près de 90% des accidents aériens peuvent être expliqués.

D'un poids de sept à dix kilogrammes chacune, elles sont en fait orange avec des bandes blanches réfléchissantes, afin de les rendre plus visibles.

Elles sont équipées d'une balise qui se déclenche en cas d'immersion et émet un signal à ultrason toutes les secondes pendant une durée d'au moins 30 jours consécutifs, avec une portée de détection moyenne de 2 kilomètres.

Ces enregistreurs, introduits dans l'aviation à partir des années 1960, se trouvent à l'intérieur de boîtes métalliques renforcées, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde, jusqu'à 6.000 mètres.

Celles du vol Air France AF447 Rio-Paris, disparu en mer le 1er juin 2009, avaient ainsi été récupérées après 23 mois immergées à 3.900 mètres de profondeur dans l'océan Atlantique et leurs données avaient pu être intégralement exploitées.

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