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01/06/2016 11:01 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Le ministre français de la Défense "relativement optimiste", l'EI sur le "recul"

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est dit mercredi "relativement optimiste" concernant les opérations en Irak et Syrie contre le groupe Etat islamique (EI), le jugeant "nettement sur le recul".

"Pour la première fois j'ai un regard relativement optimiste sur la situation concernant le Levant", a déclaré M. Le Drian devant la commission d'enquête parlementaire sur les moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale.

"Je considère aujourd'hui que Daech (acronyme arabe de l'EI) est nettement sur le recul", a ajouté le ministre de la Défense en évaluant à 40% ses pertes territoriales en Irak devant l'avancée des forces irakiennes, appuyées par des bombardements de la coalition internationale.

"Avec en même temps des actions sur Raqa (Syrie), Mossoul (Irak) et Fallouja (Irak) plus les combats sur Manbij (Syrie) plus la présence russe à Palmyre (Syrie), Daech sera (bientôt) encerclé complètement", a-t-il déclaré.

Evoquant l'offensive d'une alliance arabo-kurde contre le fief syrien de l'EI à Raqa, le ministre a fait état d'une "action significative, qui se déroule plutôt positivement" tout en soulignant que la ville ne serait pas forcément "prise tout de suite".

La coalition emmenée par les Etats-Unis a lancé par ailleurs mardi des opérations aériennes sur des positions de l'EI à Manbij, dans le nord de la Syrie, où se trouvent "beaucoup de combattants étrangers dont des Français", avec pour but de "fermer le (dernier) corridor qui mène vers la Turquie", a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

"En Syrie, il faut renforcer les frappes", a-t-il insisté. La France est le deuxième contributeur de la coalition à ces frappes, loin toutefois derrière les Etats-Unis.

"La préparation de l'attaque de Mossoul (deuxième ville d'Irak avec deux millions d'habitants) se fait", a-t-il ajouté, en notant que les peshmergas kurdes étaient déjà en "contact plus direct contre Daech" sur le terrain.

M. Le Drian s'est montré toutefois prudent, en relevant que l'EI risquait de réagir à cet affaiblissement militaire par une vague d'attentats dans la région et ailleurs. "Quand Daech va se sentir resserré, il risque d'y avoir des réactions plus fortes", a-t-il dit.

Dans ce contexte, le nombre de combattants étrangers du groupe a reculé à 12.000 - contre 15.000 auparavant - sur un total de 35.000 combattants, a-t-il estimé.

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