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01/06/2016 13:35 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

La loi modifiée sur Air Canada soumise à l'approbation des Communes

Les Communes voteront en troisième et dernière lecture, mercredi, sur le projet de loi qui assouplit les conditions imposées à Air Canada pour l'entretien de ses avions.

Les députés renverront ainsi la balle aux sénateurs, qui devront à leur tour se pencher sur ce projet de loi qui suscite l'indignation des travailleurs en aéronautique.

La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada obligeait le transporteur aérien à entretenir ses appareils à Montréal, Winnipeg et Mississauga. Le projet de loi C-10 modifie cette loi en stipulant que « sans éliminer l'exercice d'activités d'entretien d'aéronefs en Ontario, au Québec ou au Manitoba », Air Canada « peut modifier le type ou le volume d'une ou de plusieurs de ces activités dans chacune de ces provinces ainsi que le niveau d'emploi ».

À la période de questions, mercredi, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a accusé le gouvernement de laisser tomber les 2600 travailleurs qui ont perdu leur emploi quand Aveos - la filiale qui s'occupait de l'entretien des avions du transporteur - a fermé ses portes en 2012. Il a demandé pourquoi Ottawa signait ainsi un « chèque en blanc » à l'entreprise.

Justin Trudeau a répliqué en assurant que son gouvernement travaillait fort pour créer des emplois dans le secteur de l'aérospatiale.