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01/06/2016 11:20 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

JO-2016 - Billets : une société anglaise accusée de revente frauduleuse

Une entreprise brésilienne a lancé des poursuites judiciaires contre une compagnie anglaise de séjours haut de gamme dans le domaine sportif en l'accusant de lui avoir indûment vendu des entrées pour les jeux Olympiques de Rio, a-t-on appris mercredi.

L'entreprise d'énergie Cosan poursuit THG Sports devant la justice de Sao Paulo pour obtenir un remboursement de près de 350.000 reais (environ 87.000 euros) et des dommages et intérêts moraux après lui avoir acheté "200 forfaits d'hospitalité" dans le cadre des JO, selon le quotidien Folha de Sao Paulo.

Ces "forfaits d'hospitalité", vendus à des entreprises et qui proposent des prestations logistiques et de confort dans le cadre d'événements sportifs, "contenaient des entrées pour les Jeux", a assuré à l'AFP un porte-parole de Cosan.

Il a précisé que Cosan avait contacté le Comité d'organisation des JO, Rio2016, et que celui-ci avait bien spécifié que THG Sports n'était pas autorisé à vendre ni revendre des entrées pour les Jeux cariocas.

Contacté par l'AFP, THG Sports, dont le siège se trouve à Londres, n'a pas souhaité répondre aux questions.

"THG Sports s'est porté candidat pour la vente des billets des JO, mais n'a pas été accepté, a dit à l'AFP Donovan Ferrete, directeur des entrées de Rio-2016. D'après la plainte de Cosan, il est très probable que THG ait revendu de manière indue des billets."

Sur son site, THG proposait jusqu'à mardi après-midi des forfaits d'hospitalité autour des JO de Rio, sans toutefois y inclure formellement des entrées sur les sites des compétitions dans le détail des prestations offertes. Ces forfaits ont par la suite été retirés du site, a constaté l'AFP.

Un dirigeant de THG Sports, James Sinton, avait été arrêté en juin 2014 dans un hôtel de Rio, accusé par la police de revendre illégalement des billets d'entrée pour la Coupe du monde de football par le biais de forfaits d'hospitalité. Le Britannique s'était acquitté d'une amende puis avait quitté le pays.

"Nous avons créé il y a un an un groupe de contact avec la police pour interdire les sites qui revendent les billets, a souligné M. Ferrete. La police enquête sur des personnes physiques et morales mais nous ne pouvons pas révéler sur qui portent ces investigations."

"Il y a un mois, dix personnes revendaient des billets d'entrée sur les réseaux sociaux et sont aujourd'hui mises en examen", a-t-il aussi relevé.

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