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01/06/2016 05:38 EDT | Actualisé 02/06/2017 01:12 EDT

Donald Trump au Royaume-Uni le 24 juin, au lendemain du référendum sur l'UE

Le candidat républicain à l'investiture pour la Maison Blanche Donald Trump a annoncé mercredi qu'il serait au Royaume-Uni le 24 juin, au lendemain du référendum britannique sur l'appartenance à l'Union européenne, pour inaugurer un golf en Écosse.

"[Ce parcours] m'appartient et j'en suis très fier. J'ai hâte de participer à la cérémonie d'ouverture", indique Donald Trump dans un communiqué publié par le golf Trump Turnburry, situé à l'ouest de Glasgow.

"Il sera là le 24 juin. Il y aura une cérémonie officielle de coupe du ruban", a précisé à l'AFP Lisa McGhee, une porte-parole du parcours de golf.

La venue du milliardaire new-yorkais, propriétaire de plusieurs autres golfs au Royaume-Uni, coïncidera avec l'annonce des résultats du référendum sur l'appartenance à l'UE, qui devrait intervenir le 24 juin au petit matin.

M. Trump s'est déclaré partisan d'un Brexit lors d'une interview à Fow News le mois dernier, tout en soulignant qu'il revenait aux Britanniques de prendre leur décision.

Un porte-parole de Downing Street a indiqué à l'agence britannique Press Association que le Premier ministre David Cameron "ne prévoyait pas" de rencontrer Donald Trump lors de sa visite.

M. Trump s'était déjà rendu dans l'un de ses golfs écossais en juillet 2015, pour un tournoi.

Depuis, il a été très fortement critiqué au Royaume-Uni pour sa proposition de fermer les frontières américaines aux musulmans. Il avait également affirmé qu'il existait, à Londres comme à Paris, des zones radicalisées où les policiers refusaient d'entrer, une assertion immédiatement dénoncée dans les deux capitales.

Le Premier ministre britannique David Cameron en personne avait qualifié ses propos de "stupides et faux" et ajouté que si M. Trump "venait dans notre pays, nous serions tous unis contre lui".

En janvier, le milliardaire américain avait indiqué être prêt à renoncer à un milliard de dollars d'investissements en Grande-Bretagne si on lui interdisait d'entrer dans le pays.

Quelques jours plus tard, des députés britanniques avaient étrillé Donald Trump lors d'un débat de trois heures, sans vote, sur une éventuelle interdiction de séjour au Royaume-Uni. Certains l'avaient qualifié de "corrosif, vénéneux" voire "imbécile".

Récemment, M. Cameron a toutefois souligné qu'il serait heureux de recevoir le milliardaire si ce dernier était officiellement investi comme candidat républicain.

Désormais unique candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump a atteint la semaine dernière la majorité de délégués requise pour l'investiture automatique du parti à la présidentielle de novembre.

L'homme d'affaires doit encore être investi par la convention de son parti en juillet.

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