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31/05/2016 07:49 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

USA: les employés d'un casino Trump essuient un revers en justice

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté mardi l'appel d'un syndicat s'opposant aux conditions de restructuration d'un casino d'Atlantic City que Donald Trump avait déclaré en faillite.

La décision par la haute cour de Washington de ne pas examiner ce dossier revient à confirmer le jugement d'une cour d'appel de Philadelphie défavorable au syndicat.

L'affaire concerne l'immense hôtel-casino Taj Mahal d'Atlantic City, la seconde ville du jeu aux Etats-Unis derrière Las Vegas, située sur la côte est dans l'Etat du New Jersey.

Inauguré en grande pompe en 1990, le Trump Taj Mahal était entré en cessation de paiement à peine un an plus tard et n'a depuis connu que des avanies au sein de l'entreprise "Trump Entertainment Resorts", qui a déposé plusieurs fois son bilan.

Le gigantesque casino avec ses coupoles exotiques s'est placé une dernière fois en 2014 sous la loi américaine de protection des faillites et est désormais propriété du milliardaire Carl Icahn, même s'il continue à porter le nom de Trump.

Mais le plan de restructuration supervisé par un tribunal américain s'est accompagné pour les salariés du casino de l'annulation de leur convention collective, notamment des clauses de couverture sociale et de cotisations retraite.

Avec le rejet mardi par la Cour suprême, les employés du Trump Taj Mahal voient donc s'évanouir leur dernière chance de récupérer les avantages de cette convention collective désormais invalidée.

Donald Trump, qui s'apprête à représenter le parti républicain à la présidentielle de novembre, aime mettre en avant ses succès d'entrepreneur immobilier.

Mais, à Atlantic City, cité balnéaire en crise profonde, Donald Trump a accumulé les échecs, étant forcé de quitter la place en fermant ou en cédant ses casinos en dépôt de bilan.

seb/vog