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31/05/2016 08:43 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

RDC: cinq morts en marge d'une opération militaire contre des rebelles ougandais (armée)

Cinq personnes, dont deux enseignants, ont été tués lundi en marge d'une opération militaire contre des rebelles ougandais musulmans à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon l'armée congolaise.

"Deux [membres des] ADF [Forces démocratiques alliées] ont été tués et du matériel militaire récupéré", indique un communiqué de l'armée publié mardi à Kinshasa.

"Dans sa fuite, l'ennemi a tué trois personnes dont deux enseignants" dans le territoire de Beni au nord de la province troublée du Nord-Kivu, ajoute le communiqué.

La ville et le territoire de Beni (est) sont endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils, souvent tués à l'arme blanche.

Début mai, en l'espace d'une semaine, près de cinquante personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles attaques.

Le gouvernement congolais et la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) accusent les ADF d'être responsables de ces tueries.

Le 14 mai, l'armée congolaise a annoncé le lancement d'une nouvelle opération militaire contre les ADF avec le soutien de la Monusco.

Dix jours plus tard, la Mission onusienne a jugé le bilan "satisfaisant sur le terrain".

Rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont implantés depuis 1995 dans l'est de la RDC, où ils sont accusés de violations graves et répétées des droits de l'Homme et de se livrer à un juteux trafic de bois.

Un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC, Université de New York) remet en cause la version des autorités et de la Monusco sur les massacres de Beni.

Il soutient que les ADF portent effectivement une part très importante des responsabilités dans ces tueries mais aux côtés d'autres éléments, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

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