NOUVELLES
31/05/2016 04:32 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Près d'un millier de migrants se sont noyés dans la Méditerranée en une semaine

LONDRES — Au moins 880 migrants se sont noyés dans la Méditerranée au cours de la dernière semaine, a dit mardi l'agence onusienne des réfugiés, en se fiant aux récits de survivants.

Un porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), William Spindler, a déclaré que cette année est «particulièrement mortelle» dans la Méditerranée. On recense au moins 2510 pertes de vie depuis le début de l'année, comparativement à 1855 pendant la même période l'an dernier.

Les responsables et les organisations internationales faisaient précédemment état d'environ 700 noyades en trois jours dans la Méditerranée, la semaine dernière.

M. Spindler a répété que l'UNHCR demande à l'Union européenne de permettre à davantage de migrants de rejoindre l'Europe légalement. Il a dit qu'il est «honteux» que le bloc n'ait redistribué que 2000 migrants, après avoir annoncé l'an dernier son intention d'en redistribuer 160 000 parmi ses membres.

Par ailleurs, la police tchèque a démantelé un réseau criminel qui fabriquait de faux papiers lituaniens à l'intention des migrants qui se dirigeaient vers l'Union européenne. Un porte-parole de la police a dit que dix suspects provenant des anciennes républiques soviétiques ont été épinglés à travers le pays, dont cinq originaires d'Ukraine.

Les faux papiers — des passeports, des cartes d'identité et des permis de conduire — étaient produits en Lituanie, puis transportés vers la République tchèque et d'autres pays européens.

Sept migrants qui utilisaient ces papiers ont été arrêtés en République tchèque.

Enfin, les procureurs siciliens ont annoncé l'arrestation de 16 passeurs présumés qui se trouvaient à bord d'un navire en compagnie de quelque 900 migrants. Le navire a été secouru sans incident pendant la fin de semaine. Les passeurs ont été identifiés par les passagers après plus de 24 heures d'interrogatoires. Les migrants ont raconté que seuls les passeurs avaient des gilets de sauvetage et que chacun avait versé entre 500 et 1000 euros pour la périlleuse traversée. Plusieurs ont dit avoir été détenus en Libye pendant quatre ou six semaines et nourris une seule fois par jour.