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31/05/2016 04:28 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Naufrage Concordia: l'ex-commandant dans l'attente du verdict en appel

Francesco Schettino, l'ex-commandant du paquebot Concordia dont le naufrage avait fait 32 morts près des côtes italiennes, condamné en première instance à 16 ans de prison, était dans l'attente mardi du verdict de la Cour d'appel.

Celui que la presse italienne avait surnommé le "capitaine couard", parce qu'il avait déserté la passerelle de son paquebot en train de couler, avait été reconnu coupable en février 2015 d'homicides, abandon de navire et naufrage par les juges du tribunal de Grosseto (Toscane) où son procès en première instance s'était ouvert en juillet 2013.

Il avait alors écopé d'une peine de 16 ans et un mois de prison, alors que le parquet avait réclamé 26 ans de réclusion.

Aussi bien la défense, qui souhaite son acquittement, que le parquet, qui a réitéré une demande de condamnation --à 27 ans de réclusion cette fois-ci--, ont fait appel du verdict de première instance.

Le procureur de Florence, Giancarlo Ferrucci, a demandé l'application de circonstances aggravantes car l'accusé était "conscient" de sa faute.

Le magistrat du parquet de Grosseto, Alessandro Leopizzi, a reconnu que d'autres membres de l'équipage avaient également leur part de culpabilité dans ce naufrage, mais il a rappelé que ces derniers avaient déjà été condamnés et que leurs fautes "n'éliminent pas la culpabilité de Schettino".

La Cour s'est retirée pour délibérer et le verdict est attendu vers 16H00 GMT au plus tôt. L'ex-commandant du gigantesque paquebot ne se trouve pas à Florence et attend le verdict à son domicile, près de Naples.

Le Concordia, qui naviguait trop près de la côte de l'île toscane de Giglio, avait heurté un rocher dans la nuit du 14 janvier 2012.

Il s'était alors échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres du Giglio avec à son bord 4.229 personnes, dont 3.200 touristes. Trente-deux personnes avaient péri, dont deux n'ont jamais été retrouvées.

Son épave en partie immergée a ensuite été renflouée et transportée en juillet 2014 jusqu'au port de Gênes pour y être démantelée.

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