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31/05/2016 03:11 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Libye: l'émissaire de l'ONU appelle les factions rivales à s'unir pour vaincre l'EI

L'émissaire de l'ONU sur la Libye Martin Kobler a appelé mardi toutes les forces armées libyennes, celles du gouvernement reconnu internationalement et celles de l'est du pays, à "s'unir" pour vaincre militairement les jihadistes du groupe Etat islamique.

"Le combat contre Daech (acronyme arabe de l'EI), qui est l'ennemi numéro 1, doit être un combat libyen, et un combat uni. Tous les acteurs de l'ouest et de l'est doivent unir leurs efforts, il faut une structure commune, une armée commune, un commandement général", a exhorté M. Kobler à l'issue d'un entretien à Paris avec le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault.

"Il faut mettre en place une armée nationale libyenne", a également insisté M. Ayrault, en reconnaissant que l'"on part de très loin".

"Il faut une unité de commandement des forces militaires pour lutter contre Daech", qui a pris pied à Syrte, à 400 km à l'est de Tripoli, a ajouté le ministre.

Les deux hommes ont réaffirmé le soutien de la communauté internationale au gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, tout en estimant que "beaucoup restait à faire".

"Il faut travailler pour remplir le vide politique et le vide militaire et rétablir l'Etat et l'autorité de l'Etat en Libye", a souligné M. Kobler.

Deux mois après son installation à Tripoli, le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) soutenu par l'ONU peine à stabiliser un pays toujours profondément divisé et devenu une base de l'EI.

Le GNA contrôle plusieurs aéroports, bénéficie du soutien de la Banque centrale ainsi que de la Compagnie nationale pétrolière et dispose de capacités militaires (avions, blindés) ainsi que de l'appui de milices basées dans l'ouest. Mais il se heurte dans l'est à l'ex-gouvernement qui refuse de céder le pouvoir et contrôle les régions orientales à l'aide de milices locales et d'unités de l'armée qui leur sont loyales, sous le commandement du général controversé Khalifa Haftar, farouchement opposé au GNA.

cf/prh/at