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31/05/2016 04:22 EDT | Actualisé 31/05/2016 04:41 EDT

Le cri du coeur viral d'une étudiante de Jonquière au sujet de son passage à l'école secondaire

Dans un texte de plus de 600 mots intitulé «Le secondaire», Marie-Andrée Pedneault, une étudiante de Jonquière, livre un véritable plaidoyer au sujet de son passage à l'école secondaire, qu'elle considère comme «l’étape la plus difficile [qu'elle a] eue à franchir de toute [sa] vie.» Son cri du cœur viral sur Facebook a suscité son lot de réactions et a été partagé plus d'un millier de fois sur le réseau social.

Marie-Andrée Pedneault ne mâche pas ses mots quand elle repense à ces années où elle voulait à tout prix plaire à tous, quand elle vivait derrière un masque. «C’est épuisant», admet-elle aujourd'hui avec du recul.

Elle se souvient qu'à l'époque où elle était adolescente, le linge de marque était «une priorité» dans sa vie. Elle souhaitait par-dessus tout que ses camarades de classe l'imaginent riche. «Je demandais du linge à des prix exorbitants à mes parents qui n'avaient pas nécessairement le budget pour m’acheter ça, pis ils me l’achetaient...»

Chaque matin, pendant trois ans, sa mère l'aidait à se mettre des rallonges pour cheveux de 23 pouces pour «être comme les autres filles». Et ça, c'était sans compter son obsession pour les likes sur Facebook. «Fallait que j’aille 100 likes sur ma photo de profil, sinon je me sentais laide pis j’avais moins confiance en moi. Ça me fait mal au cœur d’écrire ça, mais je vous jure que c’est crissement vrai.»

Marie-Andrée Pedneault poursuit en confiant qu'au cours de cette période de sa vie, il était impossible pour elle de sortir de la maison sans être maquillée, même pour aller au dépanneur. Autrement, elle ne se trouvait pas attirante.

Enfin, elle dit regretter d'avoir entretenu des relations superficielles en se basant uniquement sur l'apparence. «Je me souviens d’avoir parlé à des gars juste parce que je les trouvais beaux. Je ne cherchais même pas à savoir si j’avais des affinités avec eux.»

Sortie de l'adolescence, l'étudiante voit désormais d'un tout autre oeil cette période de sa vie et elle se dit fière d'y avoir tourné la page. La fin de son secondaire a été une délivrance mentale et physique. «J’ai vraiment fait du chemin», assure-t-elle.

La jeune adulte est convaincue qu'elle n'est pas la seule adolescente à avoir traversé cette période. Selon elle, à un moment donné, «on a tous souffert de ça».

Son message semble avoir interpellé plusieurs jeunes puisqu'il a eu droit à plus de 17 000 mentions j'aime.

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